Plus de 2300 employés de soutien de deux universités, qui attendaient le plein versement de leurs augmentations de salaire, vont finalement en recevoir l’entièreté.

Publié le 12 avril
Lia Lévesque La Presse Canadienne

Ce sont deux sections locales du Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FTQ, qui représentent 1800 employés de soutien à l’Université du Québec à Montréal et 546 à l’Université du Québec à Rimouski qui se plaignaient de la situation.

Lorsque leur convention collective avait été renouvelée, elle contenait une clause remorque avec la politique salariale du gouvernement du Québec. Ainsi, si les employés de l’État obtenaient des augmentations supérieures aux leurs, ils en bénéficieraient à leur tour.

Et des augmentations supérieures ont bel et bien été convenues avec Québec pour les employés de l’État, en mai dernier, lorsque la FTQ a été la première centrale à conclure une entente de principe avec Québec. Celle-ci prévoit des augmentations de 2 % par année pendant trois ans, avec des augmentations supérieures pour les plus bas salariés et les salaires d’entrée.

Il manquait donc à ces employés de soutien des deux universités une augmentation de 0,75 % pour l’année 2020, une de 0,5 % en 2021 et une autre de 0,5 % en 2022.

L’UQAM et l’UQAR ont expliqué qu’elles attendaient une communication officielle du Conseil du trésor sur la Politique salariale du gouvernement du Québec afin de s’ajuster en conséquence.

Or, le cabinet de la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, a indiqué mardi qu’il n’y a pas de publication officielle de cette politique. « Bien que le terme “politique salariale gouvernementale” soit un concept utilisé par les établissements universitaires pour désigner les augmentations salariales des employés des secteurs public et parapublic, cette notion n’est pas employée au gouvernement et elle ne fait pas l’objet d’une publication. »

C’est d’ailleurs ce que le cabinet de la ministre affirme avoir répondu au SCFP qui s’était enquis de la situation.

Pourtant, les deux universités ont indiqué mardi qu’elles avaient maintenant reçu la communication officielle attendue du Conseil du trésor et qu’elles allaient se conformer à ce qui était prévu aux conventions collectives de leur syndicat respectif.