La pandémie a assombri la perception de l’avenir des élèves québécois. Si bien qu’un tiers d’entre eux ont songé à abandonner l’école dans les deux dernières années. Mais ils ont surmonté la crise avec résilience et optimisme, révèle un sondage Léger.

Publié le 14 février
Léa Carrier
Léa Carrier La Presse

Près de la moitié (47 %) des élèves âgés de 15 à 22 ans affirme que sa perception de l’avenir a été affectée par la pandémie. Un tiers (32 %) a même songé à quitter les bancs d’école. Mais les élèves ont fait preuve de résilience, alors qu’une forte majorité (77 %) « entrevoit leur futur avec optimisme ».

Le coup de sonde Léger mené pour le Réseau québécois pour la réussite éducative (RQRE) avait pour objectif de mesurer le degré de motivation des jeunes Québécois et leur confiance en l’avenir, à l’approche des Journées de la persévérance scolaire, qui auront lieu du 14 au 18 février.

Des 500 répondants, 81 % disent se sentir « compétents et capables de réussir en regard des objectifs scolaires qu’ils se sont fixés ». Interrogés sur leur performance scolaire, 78 % affirment être « satisfaits de leurs résultats scolaires ».

« Portrait encourageant »

« Le portrait général du sondage est encourageant. Les jeunes en parcours scolaire semblent résilients et confiants envers leur avenir, mais restons vigilants puisqu’on sait que la situation est actuellement difficile pour les jeunes, notamment les plus vieux », indique la directrice générale du RQRE, Audrey McKinnon, dans un communiqué de presse.

La moitié des répondants estime cependant que la société « n’en fait pas assez » pour favoriser la persévérance scolaire. Cette proportion est plus marquée (64 %) chez les élèves qui ne se sentent pas motivés par rapport à leurs études.

« Certains résultats sont préoccupants et nous rappellent que nous ne devons pas lâcher ce que nous faisons déjà collectivement. Comme société, nous devons encourager, reconnaître et célébrer nos jeunes, les adultes qui les entourent et les différentes réussites », soutient la présidente du RQRE, Annie Grand-Mourcel.

L’entourage, un facteur clé

Parmi les facteurs de motivation les plus importants, 89 % des élèves mentionnent être entourés « d’au moins une personne ayant une influence positive sur leur parcours scolaire ».

Cette influence positive peut être un parent (57 %), un enseignant (37 %), un ami (33 %) ou encore un adulte de leur cercle rapproché (29 %). Toutefois, 1 jeune sur 10 (11 %) indique ne pas avoir d’influence positive venant de son entourage. Cette proportion grimpe à 17 % chez les jeunes ayant répondu qu’ils ne se sentent pas motivés par leurs études.

« La pandémie a été dure à bien des niveaux pour la motivation et la persévérance des élèves. Je suis très impressionné par leur capacité d’adaptation et la présence soutenue de leur entourage », a indiqué le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, par voie de communiqué.

« Les données du sondage sont parlantes et nous montrent l’étendue du chemin qu’il nous reste à faire pour que chaque jeune se sente épaulé », a déclaré pour sa part la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann.