D’ici les cinq prochaines années, Québec veut attirer 8000 enseignantes, techniciennes en éducation spécialisée et éducatrices en service de garde pour endiguer la pénurie de main-d’œuvre.

Mis à jour le 24 janvier
Marie-Eve Morasse
Marie-Eve Morasse La Presse

« On ne peut pas tolérer de manquer de main-d’œuvre en éducation. C’est un service essentiel », a déclaré le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge en point de presse.

Le gouvernement va pour ce faire organiser de nouvelles missions de recrutement en France et en Belgique, mais aussi créer des contrats de remplaçants « pour donner une stabilité dans les écoles ».

Être appelé le matin pour savoir dans quelle école on devra faire de la suppléance est « quelque chose qui use », a observé le ministre Roberge, qui estime qu’« on perd des gens avec ça. »

Les centres de services scolaires pourront faire signer des contrats de suppléance pour que chaque semaine, les suppléants se rendent dans les mêmes écoles. « C’est une meilleure façon de gérer des ressources humaines », dit le ministre.

Québec lance à nouveau un appel aux enseignants retraités en leur assurant qu’ils seront au sommet de l’échelle salariale sans pénalité s’ils reviennent. L’an dernier, 700 retraités sont revenus dans le réseau et le gouvernement s’attend à attirer dans les prochaines années un « nombre encore plus important » de profs retraités.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a précisé que Québec aspire à recruter 2500 enseignants au préscolaire et primaire, 3000 enseignants au secondaire et 2000 éducatrices en service de garde.

Le gouvernement investit également 22,6 millions de dollars pour former davantage d’éducatrices en service de garde.

Aucune classe fermée, dit le ministre Roberge

Il n’y avait vendredi aucune classe ni école fermée en raison de la COVID-19, a en outre déclaré le ministre de l’Éducation, qui assure également qu’aucun bris de service n’a eu lieu dans les écoles. « Jusqu’à présent, le réseau est ouvert comme on le souhaitait », a dit Jean-François Roberge.

Une « collecte d’information » a été faite la semaine dernière pour savoir combien d’élèves sont actuellement absents et Québec affirme que ces chiffres seront dévoilés « dès que ce sera prêt ».