(Montréal) La Fédération des intervenantes en petite enfance, affiliée à la CSQ, annonce deux autres jours de grève dans les CPE, elle qui nourrissait des espoirs pour sa journée de négociation, jeudi, avec Québec.

Lia Lévesque La Presse Canadienne

Ses deux prochaines journées de grève seront la semaine prochaine, les 1er et 5 novembre. Il s’agira de ses 2e et 3e journées de grève.

Cette fois-ci, il ne s’agira pas d’une grève tournante par régions, comme la dernière fois, mais d’une grève touchant toutes les régions où elle représente des travailleuses dans les Centres de la petite enfance.

L’annonce a été faite aux membres de la FIPEQ jeudi soir, à l’issue d’une journée de négociation sur laquelle elle misait beaucoup. La FIPEQ attendait en effet jeudi la réponse gouvernementale à la contre-proposition qu’elle a dévoilée dimanche dernier, en conférence de presse.

« Malheureusement, on est face à un mur. Il n’y a rien qui a bougé malgré notre contre-proposition », a dit la présidente de la FIPEQ, Valérie Grenon, à ses membres jeudi soir.

Mme Grenon a déjà expliqué qu’en vertu de cette contre-proposition, une éducatrice qualifiée et une éducatrice spécialisée _ toutes deux détenant un Diplôme d’études collégiales _ toucheraient 22,85 $ au premier échelon et jusqu’à 30,29 $ au dernier échelon.

La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, avait elle-même dévoilé une offre bonifiée en conférence de presse le vendredi précédent. Elle avait affirmé que les augmentations proposées maintenant pouvaient « atteindre plus de 20 % pour les éducatrices » et, dans le cas des autres travailleuses dans les CPE qui ne sont pas éducatrices, « plus de 9 % ».

Grève déjà annoncée à la FSSS

De son côté, la Fédération de la santé et des services sociaux, affiliée à la CSN, avait déjà annoncé d’autres journées de grève les 2, 3 et 4 novembre.

Son comité de négociation estimait qu’il existe encore « un fossé considérable » entre la FSSS et les négociateurs gouvernementaux.

Quant au Syndicat québécois des employés de service (SQEES), affilié à la FTQ, il a déposé sa contre-proposition mercredi et attend lui aussi une réponse du gouvernement.