(Montréal) Les membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance de la CSQ (FIPEQ-CSQ) ont voté à 95 % en faveur d’une grève de six jours.

Daphné Lacasse La Presse Canadienne

Selon ce qu’a indiqué le syndicat, les journées seront utilisées au moment opportun. Les conventions collectives sont échues depuis 18 mois pour ces travailleurs et travailleuses.

« On sait que toutes les intervenantes sont épuisées et ont besoin de soutien », souligne la responsable politique de la négociation, Anne-Marie Bellerose.

La Fédération a rencontré mardi la ministre responsable de l’Administration gouvernementale, Sonia LeBel, et a salué l’ouverture de la ministre envers la recherche de solutions aux négociations.

Aucune offre n’a été déposée à la suite de cette rencontre, la dernière datant du 13 juillet.

Le syndicat compte donc laisser place à la négociation dans les prochains jours, alors que la prochaine rencontre est prévue pour le 7 octobre.

Il n’est donc pas prévu que les journées de grève soient utilisées avant cette date, « à moins qu’il y ait un blocage », a indiqué la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon.

« Stratégiquement, si on utilise nos journées de grève maintenant, on va brûler toutes nos armes. Il faut les utiliser au moment opportun. Dès qu’il y aura un blocage, qu’on voit qu’on ne peut plus avancer, on va utiliser nos journées de grève », a souligné Mme Grenon.

Demandes de la FIPEQ

La Fédération demande des augmentations salariales des éducatrices totalisant 27 % sur trois ans pour le premier échelon et totalisant 21 % sur trois ans pour le dernier échelon.

À l’heure actuelle, le salaire d’une éducatrice qualifiée est de 19 $ l’heure au premier échelon et de 25 $ l’heure au 10e et dernier échelon.

La Fédération demande également une « prime COVID », soulignant que le service offert des garderies a été considéré comme étant un service essentiel pendant la pandémie.

La FIPEQ représente 13 000 membres dans les différents services de garde, dont les CPE.

La fédération de la Centrale des syndicats du Québec revendique aussi un plancher d’emploi pour celles qui viennent en soutien aux éducatrices : préposés à l’entretien, éducatrices spécialisées et autres.