(Montréal) Québec a mandaté un groupe de travail pour se pencher sur la maîtrise de la langue française chez les étudiants des cégeps et universités. « Je veux un diagnostic, savoir pourquoi on a cette difficulté », explique la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann.

Marie-Eve Morasse
Marie-Eve Morasse La Presse

Les taux de succès de l’épreuve uniforme de français que doivent passer les étudiants à la fin de leurs parcours collégial « ne sont pas à la hauteur » de ce qui serait souhaité par Québec, a observé la ministre McCann dans un point de presse, jeudi.

« J’ai demandé qu’un groupe de travail se penche [sur la question] : pourquoi on a cette difficulté ? Je veux vraiment qu’on améliore l’apprentissage et la maîtrise du français. Je pense que c’est la voie de passage pour qu’on améliore le taux de diplomation », a déclaré Danielle McCann.

Elle a qualifié le dossier de « très important » et a rappelé que peu importe la discipline étudiée, la maîtrise du français est essentielle.

La ministre McCann a en outre annoncé un investissement de 450 millions de dollars sur les cinq prochaines années pour augmenter la réussite en enseignement supérieur. L’embauche de professionnels pour accompagner les étudiants est prévue.

Des campagnes de promotion et de valorisation des études supérieures seront aussi menées. Québec veut également faciliter l’accueil et de l’intégration des étudiants, et augmenter l’offre de formations accélérées pour pallier la pénurie de main-d’œuvre.