Des garderies privées non subventionnées sont appelées à fermer leurs portes le 9 juin prochain, afin de revendiquer pour un réseau plus « équitable et universel ».

Léa Carrier
Léa Carrier La Presse

L’Alliance Québécoise des Garderies Privées Non Subventionnées (AQGPNS) a lancé un appel de grève à ses 250 garderies membres, samedi, dans un communiqué de presse. Elle revendique un réseau « équitable » et « universel », qui permettrait aux parents de payer le même tarif en garderie, subventionné ou pas. « Cette politique a juste créé deux types de contribuables : ceux qui bénéficient de tout et ceux qui ne bénéficient de rien », dénonce l’AQGPNS.

Alors que 51 000 enfants figurent sur la liste d’attente pour obtenir une place en garderie, l’AQGPNS estime à 30 000 le nombre de places libres en garderie non subventionnées. « Le Ministre [de la Famille] le sait », argue-t-elle.

L’Alliance pointe du doigt « l’entêtement du Ministre à proposer des solutions qui ne répondent ni aux attentes des parents, ni à la crise actuelle, en ignorant les GNS qui pourraient répondre d’une manière instantanée, en étant converties maintenant ».

Par exemple, l’AQGPNS propose de convertir, avec le soutien nécessaire, les places dans les garderies non subventionnées en places subventionnées, et de permettre aux parents de « choisir le service de garde qui leur convient ». La dissolution de la Place 0-5, guichet unique d’accès aux services de garde depuis 2018, est également revendiquée, ainsi que la présence de parents dans les comités consultatifs du ministère de la Famille.

« Nous l’avons toujours dit ; les garderies non subventionnées (GNS), tout comme l’ensemble des services de garde au Québec, sont essentielles pour de nombreuses familles », a défendu l’attaché de presse du ministre de la Famille, Antoine de la Durantaye. En ce sens, il a rappelé le lancement d’un premier projet pilote de conversion de 3500 places non subventionnées en places subventionnées, à l’automne dernier. La première phase du projet doit se déployer dans les prochains mois.

« Nous avons notamment ciblé majoritairement la grande région de Montréal, car c’est là que les anciens gouvernements ont fait exploser le nombre de GNS dans les dernières années », a ajouté M. de la Durantaye. Il affirme que des consultations ont cours pour réfléchir à l’avenir du réseau, et que les GNS y participent.

Rectificatif : Une première version du texte indiquait que « les garderies privées non subventionnées sont appelées à fermer leurs portes le 9 juin prochain ». Or, la préposition « les » pouvaient laisser croire qu’il s’agissait de toutes les garderies privées non subventionnées au Québec, soit plus de 1200 établissements. L’AQGPNS n’en représente que 250. Toutes nos excuses.