(Montréal) Jusqu’ici, les enseignants syndiqués à la CSQ semblent moins enthousiastes que leurs collègues de la FAE face à la proposition de règlement conclue avec Québec.

Lia Lévesque La Presse Canadienne

Bien que les résultats soient encore partiels, la proposition de règlement des membres de la Fédération des syndicats de l’enseignement de la CSQ a été entérinée, mais dans des proportions moins fortes qu’à la Fédération autonome de l’enseignement.

Par exemple, le syndicat de l’enseignement de Marie-Victorin l’a entérinée à 73 %, celui des Patriotes à 66 %. Mais celui de Grand-Portage l’a tout de même entérinée à 92 %.

Il importe de souligner que les membres de la FAE se sont prononcés à 88 % en faveur d’une entente de principe qui incluait à la fois les salaires et les conditions de travail.

La proposition de règlement de la FSE-CSQ ne porte que sur les conditions de travail, avec une certaine « majoration salariale », mais c’est la centrale syndicale CSQ, à laquelle elle est affiliée, qui négocie les augmentations de salaire.

Dès le départ, la FSE était plus critique face à cette « proposition de règlement » qu’elle refusait de qualifier d’entente de principe, contrairement à la FAE, puisqu’elle n’atteignait pas l’ensemble des objectifs qu’elle s’était fixés.

La FSE avait comme priorité d’alléger la tâche des enseignants et sa présidente, Josée Scalabrini, a déjà affirmé en entrevue que la proposition de règlement n’était pas à la hauteur à ce chapitre. Elle admettait cependant avoir fait des gains, sur l’autonomie professionnelle et l’entrée dans la profession..

La FSE, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec, compte 34 syndicats. Elle négocie pour 73 000 enseignants du primaire, du secondaire et de la formation professionnelle, soit la majorité d’entre eux au Québec.

La FAE compte neuf syndicats et 49 000 membres.

Les autres assemblées syndicales de la FSE doivent avoir lieu d’ici le 17 mai.