(Montréal) Les enseignants de même que le personnel professionnel et de soutien de la Commission scolaire Kativik seront en grève mercredi et prévoient manifester à Montréal afin de faire bouger les choses dans les négociations sur le renouvellement de leurs conventions collectives.

La Presse Canadienne

Ces travailleurs sont affiliés à l’Association des employés du Nord québécois (AENQ-CSQ) et au Syndicat des professionnelles et professionnels des commissions scolaires de l’Ouest de Montréal (SPPOM).

Ils doivent se retrouver en début d’après-midi, mercredi, devant le siège social de la Commission scolaire Kativik, sur le boulevard Cavendish, à Saint-Laurent.

Le président de l’AENQ-CSQ, Larry Imbeault, et la présidente du SPPOM, Carolane Desmarais, s’adresseront aux manifestantes et aux manifestants.

Des offres inacceptables pour le personnel enseignant et de soutien

Larry Imbeault, qui représente les enseignantes et les enseignants ainsi que le personnel de soutien, mentionne que les principales revendications touchent la pénurie de main-d’œuvre qui affecte les conditions d’apprentissage.

« Il y a des conséquences réelles sur le taux de réussite des élèves, et c’est très malheureux », indique M. Imbeault dans un communiqué publié mardi matin.

Il estime que cette situation peut être corrigée si le gouvernement offre des conditions de travail permettant de retenir le personnel dans les communautés du nord.

Du côté de Carolane Desmarais, les demandes des professionnels portent sur l’équité entre les conditions au nord et au sud de la province.

Elle ajoute que l’offre actuelle soumise par le gouvernement ne répond pas aux besoins des élèves qui nécessitent bien plus de ressources.

« On a des solutions précises pour attirer et retenir les professionnels, telles que rembourser les cotisations aux ordres professionnels, limiter les postes à statut précaire, augmenter la flexibilité des congés lors de décès afin de mieux s’adapter à la réalité du Nord, mais notre vis-à-vis n’a aucune ouverture », déplore Mme Desmarais par voie de communiqué.