Les jeunes péquistes souhaitent que la loi 101 soit appliquée aux cégeps et que le Québec mette fin aux subventions qu’il accorde aux écoles privées.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Réunis en congrès au Centre Saint-Pierre à Montréal, les membres du Conseil national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ) ont élu dimanche leur nouvel exécutif, plaçant le militant Alec Ordon à titre de nouveau président. Ils ont aussi pris diverses positions nationalistes, notamment que les dispositions de la Charte de la langue française soient appliquées au réseau collégial.

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Alec Ordon

Le député Sylvain Gaudreault était le seul candidat de la course à la direction du Parti québécois (PQ) à être présent dimanche au congrès. Il s’est dit ouvert à étudier cette proposition des jeunes. Cela ferait en sorte qu’un étudiant francophone ou allophone qui a étudié en français au secondaire (notamment en raison des obligations en vigueur de la loi 101) ne pourrait s’inscrire dans un cégep anglophone public, entre autres.

Le Mouvement Québec Français demandait aussi récemment à la classe politique que la loi 101 s’applique aux cégeps. Le MQF s’inquiète entre autres que plusieurs étudiants francophones choisissent le réseau anglophone pour leurs études collégiales et qu’ils travaillent ensuite en anglais. 

Cette proposition d’étendre la loi 101 aux cégeps fait souvent surface au PQ. Elle n’avait toutefois pas été retenue sous la gouverne du précédent chef, Jean-François Lisée.

Gaudreault critique Nantel

Sylvain Gaudreault a profité de son passage au congrès des jeunes péquistes dimanche pour critiquer son adversaire, l’humoriste Guy Nantel. Ce dernier proposait samedi d’étendre la gratuité scolaire pour qu’elle soit effective jusqu’au baccalauréat.

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Sylvain Gaudreault

« En soirée, j’ai regardé les réseaux sociaux et il [précise que sa proposition soit effective] après l’indépendance. C’est une nuance qu’il a ajoutée après son discours et je trouve que c’est majeur », a dit M. Gaudreault.

Lors son passage à Tout le monde en parle, avant qu’il se lance, M. Nantel avait dit qu’il n’y aurait aucune réforme sociale ou politique avant la tenue d’un référendum dans un premier mandat. 

Fin du financement des écoles privées

Après un vif débat, les jeunes péquistes ont réclamé dimanche la fin du financement public des écoles privées.

Au Québec, les écoles privées sont financées à hauteur de 40 % par l’État.

Cet enjeu revient périodiquement en raison des problèmes de sous-financement des écoles publiques.

Ceux qui préconisaient le statu quo ont fait valoir que les écoles privées allaient devenir encore plus élitistes, puisque les familles de la classe moyenne ne pourront plus se permettre d’envoyer leurs enfants dans un établissement privé.

- Avec La Presse canadienne