(Montréal) La Commission scolaire anglophone English-Montréal (CSEM) a confirmé, lundi soir, en assemblée extraordinaire du conseil des commissaires, la fermeture de trois écoles, dont deux ont déjà vu leur bâtiment cédé à la communauté francophone.

Ugo Giguère
La Presse canadienne

Dans l’arrondissement de Saint-Léonard, l’école primaire Général Vanier et l’école secondaire de premier cycle, Jean-Paul I, vont officiellement fermer leurs portes.

Les élèves de Général Vanier seront répartis dans deux écoles, Pierre-de-Coubertin et Dante, dès la prochaine rentrée scolaire. Ceux qui fréquentent l’école Jean-Paul I seront transférés à l’école secondaire Laurier Macdonald qui prendra en charge tous les niveaux de secondaire I à V.

Les bâtiments qui abritaient les écoles Général Vanier et Jean-Paul I ont été cédés, l’été dernier, à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge. La commission scolaire francophone était aux prises avec un criant manque d’espace pour faire face à la croissance des inscriptions.

Dans le secteur Saint-Michel, de l’arrondissement Villeray—Saint-Michel—Parc-Extension, l’école primaire Sainte-Dorothée va aussi fermer ses portes. L’établissement sera fusionné à l’école Notre-Dame de Pompéi située dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville–Cartierville à un peu plus d’un kilomètre au nord.

En entrevue à La Presse canadienne, le porte-parole de la (CSEM), Michael J. Cohen, a indiqué que l’édifice de l’école Sainte-Dorothée pourrait éventuellement être transféré à la Commission scolaire de Montréal (CSDM), qui occupe déjà certaines classes.

« La Commission scolaire de Montréal fait déjà une petite cohabitation avec notre commission scolaire. Elle utilise déjà quelques classes. Alors, c’est possible que l’an prochain elle utilise tout l’édifice, mais on n’a pas encore pris de décision en ce moment », a suggéré M. Cohen.

Au moment de l’annonce de ces décisions, la présidente du conseil des commissaires, Marlene Jennings a reconnu que ces choix pourraient déplaire à plusieurs personnes et qu’elle éprouvait de la sympathie pour les familles touchées.

Elle a déclaré qu’il n’était pas question d’être heureux ou triste ou encore de gagner ou perdre, mais plutôt de prendre des décisions responsables pour assurer l’avenir de la minorité anglophone et des élèves qui fréquentent ses écoles dans la partie est de Montréal.

« Dans l’ouest, à Westmount, Notre-Dame-de-Grâce, Côte-Saint-Luc, Montréal-Ouest, Saint-Laurent, toutes les écoles sont comblées. Il n’y a plus de place », a comparé Michael J. Cohen. La CSEM est confrontée à deux problèmes bien différents aux extrémités de la métropole.