(Québec) Une école refuse de changer de classe un enfant de sept ans qui subit un calvaire depuis plus de 18 mois.

Patrice Bergeron
La Presse Canadienne

Le garçon se fait frapper par un autre de ses camarades de classe « agressif » et il ne veut plus aller à l’école Méandre à Rivière-Rouge. L’affaire a même rebondi à l’Assemblée nationale jeudi matin et le gouvernement assure que la jeune victime a reçu tous les services nécessaires.

« Le petit gars de sept ans, ça ne lui tente plus d’aller à l’école puis c’est rendu un vrai cauchemar, a témoigné la députée libérale Marwah Rizqy à la période de questions. Il se fait lancer des roches par le même enfant, il se fait frapper avec des branches d’arbre, il se fait mettre à terre et se fait rouer de coups. »

Selon l’opposition libérale, l’école dit non aux multiples demandes de la mère qui veut le faire changer de classe, parce qu’on ne veut pas aller à l’encontre des directives concernant les bulles-classes : en vertu de ce concept, il n’y a pas de mixité des classes dans les écoles actuellement et chaque enfant ne peut avoir de contacts qu’avec ses camarades de sa propre classe, afin de réduire les risques de transmission du coronavirus.

« Je trouve ça aberrant, a déclaré le député libéral Enrico Ciccone, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne. La pandémie en mène tellement large qu’on laisse un enfant se faire battre. Il y a de la violence physique et mentale, ça laisse des traces. »

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a dit que l’école a ajouté des services de surveillance et a mobilisé du personnel. Selon lui, la mère a bénéficié d’une excellente écoute et l’enfant est bien pris pris en charge dans un « contexte de bienveillance ».

Enrico Ciccone exige davantage. Selon lui, le ministre doit clarifier ses directives pour que dans ces circonstances, un enfant puisse être relocalisé dans une autre classe.

« On doit briser la fameuse bulle », a-t-il conclu.