(Montréal) Un mois après la rentrée scolaire, la santé psychologique des enseignants vacille, prévient la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Sept enseignants sur dix affirment que celle-ci se dégrade en raison de la pandémie, selon un sondage mené par le syndicat.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

Huit enseignants sur dix disent déceler des signes de détresse chez leurs collègues, comme de l’anxiété et de la déprime, d’après le sondage mené auprès de 3500 enseignants par la FAE. Une même proportion de profs affirme que sa tâche a augmenté par rapport à ce qu’elle était avant le début de la pandémie.

Chez 80 % des répondants, la désinfection de la classe gruge du temps qu’ils passeraient autrement à enseigner. Le rappel des consignes sanitaires et le temps passé au lavage de mains des élèves prend aussi du temps de classe habituellement consacré à autre chose.

Le syndicat, qui compte 49 000 membres, estime que les enseignants doivent à nouveau pouvoir se consacrer à leur mission première : enseigner.

« Le gouvernement doit envoyer des enveloppes dédiées dans les centres de services scolaires pour embaucher des équipes de personnes qui viendront prêter main forte pour accomplir les tâches de désinfection, de surveillance, etc. », écrit la FAE dans un communiqué émis vendredi matin.