(Ottawa) L’école de criminologie de l’Université Carleton, à Ottawa, ne demandera plus à ses étudiants de travailler avec les forces policières et les prisons, en signe de solidarité avec le mouvement de lutte contre le racisme systémique dans les institutions de justice pénale du Canada.

La Presse canadienne

L’Institut de criminologie et de justice pénale de Carleton a déclaré mardi dans un communiqué que cette décision toucherait environ 22 postes de stages au cours de l’année académique 2021-2022.

L’institut affirme que depuis sa création il y a 21 ans, des milliers d’étudiants ont acquis de l’expérience grâce à des placements à la Gendarmerie royale du Canada, au Service correctionnel du Canada, au Service de police d’Ottawa et au Centre de détention d’Ottawa-Carleton.

Les professeurs affirment que la décision de mettre fin à ces stages est une réponse aux appels lancés aux organisations pour qu’elles rompent leurs liens avec les forces de l’ordre, de plus en plus critiquées pour leurs pratiques de discrimination et de racisme systémiques.

L’institut espère élargir les possibilités de stages pour les étudiants dans des programmes de recherche et des organisations communautaires travaillant sur une série de questions liées à la police, à la justice pénale et à la protection sociale.

L’Université Carleton est l’un des nombreux établissements universitaires dotés de programmes de criminologie qui réexaminent leurs relations avec les institutions de justice pénale, alors que les pressions visant à réformer ou à démanteler les services de police prennent de l’ampleur un peu partout au Canada.