Environ 200 manifestants ont pris part à un sit-in en réaction à la nouvelle mouture du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) présentée jeudi par le ministre de l’immigration Simon Jolin-Barrette.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

« On a l’impression de revivre novembre dernier, mais pire », lance Thibault Camara, organisateur du sit-in de samedi.

Les manifestants sur place déplorent la disparition du PEQ étudiant, les délais de traitements des dossiers qui sont passés de 20 jours ouvrables à 6 mois ainsi que l’accès limité au programme.

Environ 100 personnes, plusieurs issues de l’immigration, se sont réunies vers 17 h sur l’esplanade du Parc olympique à Montréal. La foule a respecté la distanciation sociale requise grâce à des croix au sol, posées à deux mètres de distance par les organisateurs. L’action a duré environ une heure.

Le ministre Simon Jolin-Barrette a dévoilé plus tôt cette semaine une version remaniée de sa réforme de l’immigration, qui avait fait grand bruit l’automne dernier.

On souhaite à présent diminuer le nombre d’immigrants choisis via le PEQ qui offre aux étudiants et travailleurs étrangers l’opportunité d’obtenir plus rapidement leur certificat de sélection du Québec, en vue d’une résidence permanente.

Les promesses du gouvernement Legault ont d’abord donné de l’espoir à M. Camara. À présent, le ministre de l’immigration Simon Jolin-Barrette envoie selon lui un message négatif aux immigrants en limitant leurs opportunités de travail. « C’est de la catégorisation pure et simple. »

Plusieurs personnes admissibles au PEQ par le passé ne le sont plus. Certaines occupent des emplois jugés essentiels en contexte de pandémie. « Ces gens qui ont aidé le Québec pendant la pandémie ne vont même plus pouvoir appliquer. […] Le Québec, c’est nous aussi », plaide M.  Camara.