(Québec) Le projet de loi 5 permettant le déploiement de la maternelle 4 ans universelle vient d’être adopté.

Caroline Plante
La Presse canadienne

Les députés l’ont voté à 69 voix contre 42, mardi après-midi. Le gouvernement n’a pas obtenu l’appui des partis d’opposition, qui ont tous voté contre le projet de loi.

Rappelons que le premier ministre François Legault avait mis son siège en jeu sur cette question lors de la campagne électorale. L’opposition le priait plutôt de prendre un temps d’arrêt avant d’implanter les classes de maternelles 4 ans partout au Québec.

Marwah Rizqy, du Parti libéral du Québec, Christine Labrie, de Québec solidaire, et Véronique Hivon, du Parti québécois, ont réclamé en vain un plan détaillé ainsi qu’une analyse des coûts approfondie et transparente.

Pendant des semaines, elles ont multiplié les amendements et les sous-amendements pour tenter de bonifier le projet de loi, testant ainsi la patience du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui les a accusées de faire de « l’obstruction systématique ».

Elles se sont félicitées d’avoir arraché au ministre plusieurs concessions, dont celle de prioriser le déploiement des maternelles 4 ans en milieu défavorisé.

Avec l’ouverture cette année de 250 nouvelles classes, ce sont 644 classes de maternelle 4 ans qui sont présentement offertes en milieu défavorisé. La nette majorité des enfants qui les fréquentent recevaient déjà des services éducatifs avant de s’inscrire.

En campagne électorale, la Coalition avenir Québec (CAQ) avait promis de créer 5000 classes de maternelle 4 ans à temps plein, mais non obligatoire, durant son mandat. Cet engagement a depuis été révisé à 2600 classes. Le coût moyen de chaque nouvelle classe est passé de 120 000 $ en campagne électorale à 800 000 $.

Lors de l’étude du projet de loi, le ministre Roberge a affirmé qu’il n’excluait pas d’augmenter les subventions aux écoles privées pour qu’elles puissent offrir le service de maternelle 4 ans.