(Rivière-du-Loup) Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, blâme les anciens gouvernements et la CSDM pour le sort d’une quarantaine d’élèves du quartier Notre-Dame-de-Grâce qui ont été privés d’école pendant deux semaines.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Comme La Presse l’a révélé vendredi, ils ont appris à quelques jours de la rentrée que leur école secondaire déborde et qu’ils devaient aller ailleurs. Ils ont dû attendre deux semaines avant de savoir quel établissement ils fréquenteraient. Certains se sont tournés vers le privé ou le réseau anglophone.

« Ce qui se passe avec les élèves qui n’ont pas eu d’école pendant une dizaine de jours, c’est extrêmement choquant. On dit que l’école est obligatoire de 6 à 16 ans au Québec, et voir que des parents qui voulaient envoyer leur enfant à l’école n’ont pas pu le faire, je trouve ça très choquant », a affirmé M. Roberge lors d’une mêlée de presse vendredi.

Selon lui, « c’est la faute de deux éléments ». « D’abord les précédents gouvernements qui n’ont pas suffisamment investi pour construire et agrandir des écoles », a-t-il soutenu. « Et ensuite, ça parle aussi de la gouvernance, de la façon dont les écoles sont gérées. Il n’y a pas une approche client, il n’y a pas une approche de prendre soin des enfants, d’écouter les parents. C’est les parents qui sont obligés de courir d’une école à l’autre. »

Il a décoché une flèche vers les commissaires qui ont lancé récemment une campagne pour maintenir les élections scolaires.

« Vous savez, les gens qui se sont autoproclamés comme les nouveaux messies et qui ont dépensé de l’argent, des fonds publics, pour se faire faire un plan de communication pour sauver leur église, ils devraient peut-être se concentrer davantage à répondre aux besoins des parents, aux besoins des enfants », a lancé M. Roberge.