(Québec) Le déploiement des maternelles 4 ans partout au Québec s’effectuera en priorité en milieu défavorisé.

Jocelyne Richer
La Presse canadienne

Cette façon de procéder sera inscrite dans le projet de loi 5, présentement rendu à l’étape de l’étude article par article, piloté par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Il s’agit là d’une victoire à l’arraché des partis d’opposition, qui s’étaient ligués pour venir à bout de l’« entêtement » du ministre Roberge.

En début de soirée mardi, la députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon, a convoqué les médias pour clamer sa fierté d’avoir réussi à faire « reculer le ministre » sur cet « enjeu fondamental » du déploiement à venir du réseau de maternelles 4 ans, après une quinzaine d’heures de discussions.

« La ténacité finit par payer », a commenté Mme Hivon, affirmant que le ministre avait finalement accepté d’amender son projet de loi de manière à privilégier les milieux défavorisés.

La promesse électorale de la Coalition avenir Québec (CAQ) était de déployer la maternelle 4 ans universelle et facultative sur tout le territoire du Québec en cinq ans, afin notamment de mieux dépister les problèmes d’apprentissage des tout-petits.

En campagne électorale, la CAQ avait promis de créer 5000 classes de maternelle 4 ans à temps plein durant son mandat. Cet engagement a depuis été révisé à environ 3200 classes.

Le coût de chaque nouvelle classe est estimé à 800 000 $.

En principe, 644 classes doivent être offertes durant l’année scolaire en cours.

L’an dernier, on comptait 394 classes en milieu défavorisé.

Le ministre Roberge ne s’est pas adressé aux médias mardi.