(Montréal) Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, s’est dit touché par sa visite de l’école l’Étincelle, lundi matin à Montréal.

Pierre Saint-Arnaud
La Presse canadienne

C’est cette école offrant des services aux jeunes élèves autistes, qui a récemment fait la manchette lorsque Radio-Canada a révélé que des enfants y étaient mis dans un placard pour les calmer lors de situations de crise.

« Ce que j’ai vu ici, c’est quand même venu me chercher », a-t-il dit aux médias à l’issue de sa visite. « Ç’a été négligé et il faut que ça cesse. »

Le ministre s’est dit malgré tout rassuré par le fait qu’à court terme, des travaux d’aménagement seront effectués dès cet été et que le nombre d’élèves sera diminué pour la rentrée de septembre.

Il a reconnu à l’issue de sa visite que l’environnement actuel de l’école l’Étincelle n’est pas adapté à la clientèle qu’elle doit desservir, pas plus qu’elle ne répond aux besoins des professionnels qui y œuvrent et qu’il faudra aller bien au-delà des mesures immédiates.

« C’est clair que l’on se bat avec le mobilier. C’est clair qu’il y a trop d’élèves dans l’espace et ça complique beaucoup le travail des enseignants et des professionnels », a-t-il jugé après avoir constaté l’état des lieux.

« En diminuant le nombre d’élèves et en améliorant les infrastructures ici, on va avoir un lieu qui est correct, mais je pense qu’à moyen terme, ça prendra vraisemblablement une école qui soit complètement retapée, ou une école neuve plus adaptée aux besoins de ces élèves et plus adaptée aussi aux besoins des enseignants et des professionnels qui y travaillent. »

Invitation aux régions

Plus encore, le ministre a promis des ressources aux commissions scolaires en dehors de Montréal qui en feront la demande pour desservir cette clientèle. De nombreux parents de l’extérieur n’ont d’autre choix que de s’attacher aux services dans la métropole, ceux-ci n’étant pas disponibles dans leurs régions.

« Je dis aux commissions scolaires : faites des demandes ; vous allez être agréablement surpris par l’ouverture du gouvernement du Québec. Faites-nous des demandes de rénovation, d’agrandissement, de construction d’écoles adaptées aux besoins des élèves, le gouvernement est là pour les élèves vulnérables », a-t-il déclaré.

« Les ressources vont être là. On va investir dans notre jeunesse et on va investir pour reconnaître le travail des professionnels », a promis le ministre.