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Maternelle 4 ans: le coût «ne change absolument rien», dit Roberge

Interpellé depuis une semaine par La Presse au sujet... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE)

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Interpellé depuis une semaine par La Presse au sujet des coûts de construction, le ministre Jean-François Roberge a apporté quelques réponses mardi.

PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE

(Québec) Le coût moyen pour construire une nouvelle classe de maternelle 4 ans s'élève à 800 000 $, reconnaît le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, ce qui ne freine en rien sa détermination à implanter le programme partout. Il convient néanmoins que la Coalition avenir Québec a sous-estimé la facture en campagne électorale.

François Legault disait alors que le coût de construction serait de 122 400 $ par classe. En campagne électorale, « on n'avait pas l'ensemble des informations qu'on a aujourd'hui. Là, on l'a. Et ça ne change absolument rien à notre détermination à offrir les meilleurs services qui soient à nos jeunes. On va aller de l'avant », a affirmé M. Roberge lors d'une mêlée de presse, avant le début de l'étude des crédits budgétaires de son ministère, mardi.

La Presse a révélé qu'il en coûtera d'un demi à un million de dollars par classe pour agrandir des écoles de la grande région de Montréal et d'ailleurs dans le but d'offrir la maternelle 4 ans, promesse-phare de la Coalition avenir Québec.  

Dans le cas de demandes d'ajout d'espace envoyées au ministère par neuf commissions scolaires et concernant l'aménagement de 263 classes, les dépenses prévues s'élèvent à 240 millions. M. Legault disait en campagne électorale que construire 1250 classes allait coûter 153 millions.  

Interpellé depuis une semaine par La Presse au sujet des coûts de construction, Jean-François Roberge a apporté quelques réponses mardi. « Construire une classe, c'est autour de 800 000 $ quand c'est un agrandissement d'école. Et puis on pense que c'est le meilleur investissement qu'on peut faire », a-t-il soutenu. Selon lui, ce coût est semblable à celui pour construire des classes d'autres niveaux au primaire. Il reste toutefois que certains coûts supplémentaires sont à prévoir - il est préférable, par exemple, d'avoir un lavabo dans une classe pour les 4 ans, ce qui implique des travaux de plomberie.

Combien de classes de maternelle 4 ans faudra-t-il construire pour offrir le programme à tous d'ici la rentrée scolaire de 2023 comme le veut le gouvernement ? Québec ne le sait pas pour le moment. Il travaille en fonction d'un scénario qui suppose qu'un enfant sur deux fréquentera la maternelle 4 ans cette année-là - il parlait de 90 % en campagne.

Le ministère des Finances indiquait lors du dépôt du budget que le scénario retenu représente la création de 3400 nouvelles classes. Il ne précisait pas le nombre de locaux à construire. Il y a 394 classes de maternelle 4 ans dans les écoles actuellement, et il y en aura 250 de plus cet automne pour un total de 644.

Jean-François Roberge a qualifié de tenants du « statu quo » les partis d'opposition qui expriment des critiques au sujet du déploiement de la maternelle 4 ans.

Réactions de l'opposition

« C'est une promesse qu'on a toujours qualifiée d'irréaliste. Cinq fois plus cher [que ce que prévoyait le cadre financer de la CAQ], ça commence à coûter cher pour sauver le siège du premier ministre ! »

-La députée libérale Marwah Rizqy, rappelant ainsi qu'en campagne électorale, François Legault s'était dit prêt à démissionner s'il ne respectait pas sa promesse sur les maternelles 4 ans

« C'est clair que face à un n'importe quel projet qui coûte beaucoup plus cher que prévu, je prendrais le temps de réfléchir et de réévaluer la situation. François Legault est supposé être comptable, il est supposé savoir gérer ses affaires réalistement. Il faudrait qu'il réévalue la situation pour se demander si c'est la meilleure façon d'offrir des services de qualité aux enfants. »

-La députée de Québec solidaire, Christine Labrie, qui réclame un moratoire sur le déploiement de la maternelle 4 ans

« Le gouvernement ne doit pas continuer de foncer tête baissée dans un projet qui est complètement irréaliste. Toutes les commissions scolaires sont mises à contribution pour cette obsession du gouvernement alors que leurs besoins sont ailleurs. Est-ce qu'on est en train de vouloir répondre d'abord et avant tout aux besoins des enfants ou on est en train de vouloir répondre aux besoins du gouvernement qui cherche juste à pouvoir mettre un crochet à côté d'une promesse complètement irréaliste et non souhaitable pour nos tout-petits ? »

-La députée péquiste Véronique Hivon




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