(Québec) Le gouvernement Legault mettra des années avant de régler la pénurie d’enseignants dans les écoles.

Mis à jour le 28 août 2019
Patrice Bergeron La Presse canadienne

En cette journée de rentrée des classes pour un grand nombre d’élèves mercredi, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a appelé les parents à la patience.

En mêlée de presse avant de se rendre à la séance du conseil des ministres, il a laissé entendre que ce ne sera pas la dernière rentrée avec des classes qui ne sont toujours pas pourvues en enseignants.

M. Roberge a accusé le précédent gouvernement libéral d’avoir légué un lourd héritage en matière d’attraction et de rétention de personnel.

« Il y a trois legs du dernier gouvernement qu’on va être obligé de traîner comme un boulet pendant quelques années : la pénurie de personnel, ils n’ont pas attiré et garder les gens qui faisaient le choix de l’enseignement longtemps, et ça va nous prendre un certain temps pour passer à travers ; les écoles qui sont vétustes ; et carrément la pénurie de locaux aussi. »

Le ministre a admis que cela allait prendre « un certain temps » au gouvernement Legault pour « pouvoir passer au travers ».

Il a reconnu qu’il y avait une « inquiétude » dans les écoles et les commissions scolaires en cette rentrée liée à la dotation de personnel dans les classes.

M. Roberge a indiqué que son ministère offrait son assistance pour trouver toutes les solutions, par exemple dans les voies d’accès à la profession et les « tolérances d’enseignement ».