Québec ouvre les vannes pour répondre au manque d’espace dans les écoles de la province et annonce qu’il financera l’an prochain 128 nouveaux projets de construction et d’agrandissement d’écoles, un investissement de 1,7 milliard de dollars.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

Le précédent gouvernement a négligé les infrastructures scolaires et en conséquence, les écoles sont « bondées », a noté le ministre de l’Éducation, rappelant que dans certaines écoles on ferme des locaux de spécialistes ou des bibliothèques, par exemple, pour y loger des élèves.

« Ça n’a pas de bon sens, c’est inacceptable. Ce n’est pas parce que ça fait longtemps qu’on le fait que ça devient une bonne chose. Il ne faut pas s’habituer à l’inacceptable, il faut le dénoncer et le changer », a dit Jean-François Roberge dans la bibliothèque d’une école secondaire de Chambly, en Montérégie.

Ce sont 51 nouvelles écoles qui seront construites à terme. Le ministre a promis que les écoles primaires seront terminées d’ici la rentrée 2021, et que les écoles secondaires le seraient l’année suivante. « Il y a toujours une part d’inconnu » qui peut survenir, a toutefois noté Jean-François Roberge.

En y ajoutant les projets d’agrandissements, 1000 classes au préscolaire et au primaire seront crées. Combien de ces classes seront dédiées aux maternelles 4 ans ? Impossible de le savoir. « On n’a pas un chiffre spécifique », dit le ministre. Il assure en outre que ce n’est pas la promesse du gouvernement Legault de créer des maternelles 4 ans qui a motivé cette annonce.

S’il a annoncé le détail des projets pour la région de la Montérégie, dont l’agrandissement de l’école secondaire où se tenait la conférence de presse, le député de Chambly en a peu dit sur les régions où le manque d’espace est criant et où les « roulottes » se sont multipliées dans les cours d’écoles, comme par exemple à Montréal ou Laval.

Sur l’île de Montréal, qui compte trois commissions scolaires francophones, on sait seulement que 39 projets d’agrandissement ou de construction ont été approuvés par Québec. « On a bien pris acte de la crise qui secoue surtout l’est et l’ouest de Montréal », dit Jean-François Roberge.

Sur le 1,7 milliard de dollars, combien seront consacrés aux projets sur l’île de Montréal ? « Je n’ai pas cette donnée-là, je vais laisser chaque ministre régional donner les détails région par région », a dit le ministre.