(Québec) ChallengeU est une «plateforme très intéressante» pour favoriser le raccrochage scolaire, mais elle devra améliorer ses résultats pour continuer de toucher des fonds publics, soutient le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

La Presse a révélé lundi que trois commissions scolaires misent sur cette plateforme développée par l’entreprise privée ChallengeU pour aider des raccrocheurs à terminer leur secondaire à distance. Elles y ont consacré cinq millions de dollars depuis 2016. Or, jusqu’à l’an dernier, 95% des élèves avaient décroché après six mois passés sur la plateforme.

«Ce que j’ai lu ce matin (lundi), c’est que les résultats n’étaient pas au rendez-vous pour les premières années, a réagi Jean-François Roberge. Là, il va falloir valider dans le temps si les améliorations qu’ils ont faites à leur plateforme et si le suivi qu’ils font auprès des étudiants sont adéquats de manière à (savoir si) ça vaut la peine d’investir là-dedans.»

Son ministère «va continuer de monitorer» ChallengeU, car «on ne fait pas de chèque en blanc au gouvernement du Québec».