(Québec) Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, n’est pas inquiet de l’explosion des coûts pour rénover les écoles à Montréal, où le secteur de la construction est en surchauffe. « On ne manquera de ressources financières pour le faire, c’est certain », a-t-il dit. 

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

La Presse révélait mercredi que les coûts pour agrandir et rénover les écoles dans le Grand Montréal dépassent ces jours-ci 30% du budget qui avait été prévu. De plus, ces travaux – nécessaires puisqu’une école sur deux est en mauvais état au Québec – s’ajoutent aux nouvelles classes de maternelle 4 ans à construire, dont le coût moyen de construction par classe est évalué à 800 000 $ par Québec. 

« Les 250 classes [de maternelles 4 ans qui ouvriront] en septembre prochain n’engendrent aucun coût, a assuré le ministre Roberge. Ce sont des classes qui étaient vides. Il reste encore 700 classes vides dans notre réseau […] qui attendent des élèves. On les a bâtis, on les chauffe l’hiver, mais il n’y a pas d’enfants. [C’est] absurde. »

« Les 950 premières classes [de maternelle 4 ans] qu’on risque d’ouvrir coûteront 0 $ dans le plan québécois des infrastructures », a poursuivi le ministre de l’Éducation.

Le premier ministre François Legault s’est pour sa part contenté de dire qu’il est «temps qu’on agisse» pour rénover les écoles vétustes du Québec.