La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a dénoncé ce matin la séparation des familles migrantes à la frontière sud des États-Unis, sans toutefois vouloir s'engager sur la voie du boycottage des voyages de fin d'année aux États-Unis.

Publié le 20 juin 2018
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Catherine Harel-Bourdon, la présidente de l'organisation, avait convoqué les médias pour demander aux politiciens canadiens de dénoncer les nouvelles politiques promulguées par l'administration Trump. Alors que sa conférence de presse débutait, Justin Trudeau qualifiait justement la situation d'«inacceptable».

Mme Harel-Bourdon a affirmé qu'elle se sentait interpellée par la situation à titre de présidente de commission scolaire et à titre de mère. «Ça m'a touché énormément. Je pense que c'est la pire chose qu'on puisse faire de séparer les enfants des parents. C'est inhumain, à la limite c'est barbare», a-t-elle affirmé. Plusieurs des familles d'élèves récemment arrivés dans les écoles de la CSDM «peuvent connaître des cousins, des amis, des gens qui sont séparés de leurs enfants à la frontière».

La dirigeante de la CSDM n'a toutefois pas voulu s'engager sur la voie du boycottage des États-Unis pour les voyages de fin d'année. «On a pas analysé la portion des sorties éducatives», a-t-elle affirmé, donc «pas de boycott». Elle a ajouté que certaines écoles devaient déjà changer leurs plans de voyage en raison du statut migratoire de leurs élèves et de la difficulté que certains auraient à passer la frontière. 

Quant aux éventuels contrats accordés par la CSDM à des entreprises américaines, Mme Harel-Bourdon a simplement souligné que son organisation faisait déjà largement affaire avec des compagnies québécoises ou canadiennes.