Cellulaires interdits à l'école «difficile d'application», dit Proulx

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx... (Photo Jacques Boissinot, archives La Presse canadienne)

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Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx

Photo Jacques Boissinot, archives La Presse canadienne

Le Québec n'envisage pas de suivre l'exemple de la France qui compte interdire l'utilisation du cellulaire dans les écoles et les collèges dès la rentrée de septembre 2018. Une telle mesure serait « difficile d'application », estime le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx.

D'ailleurs, dans le réseau scolaire, le problème ne semble pas se présenter avec beaucoup d'acuité. Ni les écoles ni les enseignants n'ont transmis une telle demande au Ministère, relève M. Proulx.

Durant la campagne électorale, le président français Emmanuel Macron s'était engagé à ce que les appareils cellulaires, ce « fléau », soient bannis non seulement des classes, mais aussi des espaces communs, corridors et cafétérias des écoles et des collèges de l'Hexagone. Le ministère français de l'Éducation est à préparer la loi pour permettre cette interdiction dès la prochaine rentrée scolaire.

« Dans les faits, je trouve que cette mesure serait difficile d'application. Il faut faire confiance aux écoles et aux directions, de même qu'aux professeurs qui gèrent leur classe. Ils sont les mieux placées pour intervenir dans les circonstances. Déjà, certains professeurs utilisent ces outils électroniques, des "outils de distraction", pour les utiliser dans le cadre d'activités pédagogiques. 

« Certaines écoles ont une politique d'utilisation du téléphone cellulaire. Plusieurs écoles ont des politiques d'interdiction. Elles bloquent l'utilisation de certains sites, par exemple... Des écoles interdisent toute utilisation du cellulaire. Il y a des professeurs qui exigent que les élèves laissent leur téléphone à l'entrée de la classe. Mais il faut admettre que des règles aussi strictes sont difficiles d'application », explique le ministre Proulx.

Pour « certains professeurs », ces appareils sont source de distraction, mais « j'entends aussi, de la part d'écoles et de directions, qu'il y a moyen d'avoir un certain contrôle et qu'ils ont mis en place des moyens pour y arriver. Dans le milieu scolaire, on ne me demande pas d'intervenir pour interdire les appareils. Il y a une autonomie dans le réseau scolaire. Les écoles ont tous les pouvoirs dans leurs mains pour encadrer cette situation. Il faut faire confiance aux professeurs et respecter leur autonomie », de conclure le ministre de l'Éducation.




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