Le Québec doit se pencher sérieusement sur l'enseignement du français, a affirmé le premier ministre Philippe Couillard, de passage à Bordeaux.

Mis à jour le 5 mars 2015
Malorie Beauchemin LA PRESSE

«Il est clair qu'il y a quelque chose qu'on ne fait pas comme il faut dans notre système d'éducation pour arriver à des résultats tels que ceux qu'on voit à l'entrée au cégep, ou encore, de façon plus marquée, pour les futurs enseignants qui veulent enseigner le français, a jugé le premier ministre. On voit que les résultats sont décevants.»

Estimant que le diagnostic n'est pas encore «fixé», M. Couillard a promis d'y accorder une «grande attention». «Il n'y a pas de raison qu'on ne soit pas capables d'avoir une meilleure qualité de la langue française à la fin des études secondaires, a-t-il ajouté. Je veux savoir pourquoi.»

L'éducation est une priorité au Québec et continuera de l'être, a assuré Philippe Couillard, qui a refusé de lier les problèmes en éducation aux conditions de travail des enseignants, à qui le gouvernement souhaite imposer un gel salarial. «On consacre de grandes ressources en éducation au Québec, a-t-il dit. Mais les négociations dans le secteur public sont liées à notre capacité de payer.» -