Le gouvernement libéral va de l'avant avec le projet de maternelle quatre ans du gouvernement Marois, tout en retardant l'inauguration de son nouveau programme d'histoire au secondaire.

Mis à jour le 19 juin 2014
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Le ministre de l'Éducation Yves Bolduc a profité d'une présentation en commission parlementaire, cet avant-midi, pour annoncer les orientations générales qu'il se donne pour les douze prochains mois.

«Quand on pense à aider les plus démunis, le modèle des maternelles 4 ans c'est vraiment un succès», a reconnu le ministre, qui a qualifié le projet du gouvernement péquiste d'«excellent». «La décision qui a été prise, c'est de le généraliser», a-t-il confirmé.

Dès septembre prochain, environ 75 classes de maternelle destinées aux enfants de 4 ans issus de milieux défavorisés devaient être mises sur pied.

«Le plan pour cette année, c'est que chaque commission scolaire ait une classe de maternelle 4 ans», a dit Yves Bolduc.

Quant à la réforme de l'enseignement de l'histoire au secondaire mise de l'avant par l'ex-ministre de l'Éducation Marie Malavoy, M. Bolduc a dit se trouver dans l'obligation de reporter le lancement des premiers projets-pilotes.

«Les recommandations des experts au ministère étaient de retarder l'entrée en vigueur du programme», a relaté M. Bolduc, expliquant ce délai permettrait de «s'assurer que les volumes soient prêts, que la méthode pédagogique soit prête».

Contrairement à certains détracteurs du nouveau cours d'histoire, le ministre de l'Éducation a refusé de critiquer son contenu ou l'accent qu'il place sur «l'histoire nationale» du Québec. «Il n'y avait pas de politique dans le contenu, a assuré M. Bolduc. J'ai endossé le contenu tel quel.»

Le ministre de l'Éducation a aussi dit vouloir faire de la qualité de l'air dans les écoles une priorité de son ministère, en investissant 30 millions pour étudier et résoudre ces problèmes.