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La CSDM songe à implanter une école intermédiaire dans Hochelaga

L'implantation d'écoles intermédiaires - regroupant des élèves du primaire et... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Louise Leduc
La Presse

L'implantation d'écoles intermédiaires - regroupant des élèves du primaire et du secondaire - chemine à la Commission scolaire de Montréal où on y songe tout particulièrement pour Hochelaga-Maisonneuve en pleine crise depuis la fermeture de trois écoles pour cause de moisissures.

À la mi-avril, dans une entrevue accordée à La Presse, Catherine Harel-Bourdon, présidente de la CSDM, avait indiqué que les écoles Hochelaga et Saint-Nom-de-Jésus, contrairement à l'école Baril, allaient être remises en état.

Des lecteurs nous ont toutefois rapidement écrit pour nous dire que la présidente, en entrevue, avait omis un détail important, révélé le soir venu à la réunion de parents: l'une des écoles primaires allait selon toute vraisemblance perdre sa vocation d'école primaire.

En entrevue cette semaine, Mme Harel-Bourdon a expliqué qu'un changement de vocation d'une des écoles est effectivement envisagé. «Ça pourrait devenir une école intermédiaire comprenant le primaire et le premier cycle du secondaire», a-t-elle dit, ajoutant que l'idée d'en faire une école pour adultes, par exemple, est aussi étudiée.

L'implantation de projets-pilotes d'écoles intermédiaires (appelées middle schools à l'extérieur du Québec) est soumise «à des experts externes», a-t-elle dit.

Contrairement à tant d'autres quartiers, poursuit Mme Harel-Bourdon, on ne prévoit pas sous peu d'explosion du nombre d'élèves dans Hochelaga-Maisonneuve, entre autres en raison de «ce phénomène où des parents ont envoyé leurs enfants dans des écoles d'autres quartiers».

La question est de savoir s'ils reviendront, dit Mme Harel-Bourdon. «Si un enfant est rendu en 4e ou en 5e année [quand les écoles seront remises en état], les enfants risquent de ne pas vouloir changer d'école [quand les écoles rénovées seront livrées]».

Mariève Lafortune, mère d'une fille inscrite à l'école Hochelaga, note que «plusieurs familles ont déménagé pour se rapprocher d'une école de quartier. On s'est fait dire qu'il n'y aurait plus assez d'élèves pour remplir les trois écoles du quartier.»

Pertinence des écoles intermédiaires

En mai dernier, La Presse a obtenu une étude sur la pertinence des écoles dites intermédiaires demandée par la CSDM.

On évoquait l'ouverture de 80 écoles intermédiaires, ce qui permettrait de fermer plusieurs petites écoles, autant d'économies pour une CSDM fortement déficitaire.

De telles écoles, comprenait-on, auraient aussi l'intérêt d'endiguer le flot de départ d'élèves du public vers le privé, les parents pouvant être moins tentés de changer leur enfant d'école s'il peut la fréquenter jusqu'en 2e secondaire.

Qu'en dirait Québec?

Quand ce rapport avait été dévoilé, le ministère de l'Éducation d'alors avait dit à La Presse qu'il n'avait jamais été mis au courant des analyses faites à la CSDM sur d'éventuelles écoles intermédiaires, la ministre de l'époque, Marie Malavoy, précisant que «Québec n'est pas du tout en train de prendre une décision».

Alexia Blondin, vice-présidente du conseil d'établissement de l'école Saint-Nom-de-Jésus, ne cache pas son impatience. L'école Baril et l'école Hochelaga sont fermées depuis deux ans et demi, l'école Saint-Nom-de-Jésus, depuis un an et demi et l'incertitude est loin d'être en voie de se dissiper. «À Baril, on ne voit toujours pas de grues. À la dernière réunion, il n'a pas non plus été possible de connaître la source des moisissures pas plus que l'étendue du sol contaminé sous l'école Hochelaga et sous l'école Saint-Nom-de-Jésus. La présidente nous assure que son intention est de ramener les élèves le plus vite dans le quartier - alors que les gens ont déjà beaucoup fui à cause des problèmes d'école - mais on en est encore à l'étape de réfléchir aux besoins du quartier. [...] Et comme parents, aura-t-on notre mot à dire? »

Mariève Lafortune va dans le même sens. «Ce que l'on ne veut surtout pas, c'est que ce soit des commissaires qui viennent nous dire d'en haut ce qui doit être fait alors que ça fait un an et demi que des acteurs locaux réfléchissent à la question.»




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