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Gestion des contrats: vers une nouvelle politique à la CSDM

Le siège de la CSDM à Montréal.... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le siège de la CSDM à Montréal.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) s'apprête à adopter une nouvelle politique de gestion et d'attribution des contrats afin de répondre aux préoccupations éthiques soulevées lors des audiences de la commission Charbonneau.

Lors de la réunion extraordinaire du conseil des commissaires, ce soir, les élus seront appelés à voter sur les nouvelles règles proposées, dont une centralisation du processus d'octroi des contrats. Ainsi, il pourrait y avoir dorénavant une liste de fournisseurs accrédités à laquelle devraient se référer les services de la CSDM et les directions des écoles.

Le projet a été soumis à la consultation auprès des «structures internes» de la CSDM depuis avril dernier. Le Comité central des parents a notamment participé à l'exercice. La présidente du Comité, Manon Ricard, explique que la future politique de gestion contractuelle revêt une importance toute particulière compte tenu du problème des moisissures détecté dans des écoles de la CSDM et qui nécessite des interventions importantes et rapides.

Contrats controversés

De fait, certains contrats accordés dans l'urgence semblent avoir provoqué quelques dérives. C'est le cas pour l'aménagement de la cour d'école secondaire Georges-Vanier. Il s'agissait d'accueillir les écoliers de Saint-Gérard aux prises avec des moisissures majeures; cela nécessitait la délimitation d'une cour d'école primaire.

Le contrat a été attribué à l'été 2012 à l'entreprise CANBEC pour 807 000$. Mais en cours de route, des changements d'ordre de la part de la CSDM - dont un système d'éclairage - ont généré des coûts supplémentaires. Ainsi, les extras se sont élevés à 300 000$ pour un contrat total de 1,1 million de dollars, reconnaît la CSDM.

CANBEC est l'un des entrepreneurs qui ont été identifiés à la commission Charbonneau; le dirigeant, Frank Enrico Andreoli a notamment été vu au quartier général de la mafia, le café Consenza. Or, le conjoint de Mme Ricard du Comité central des parents travaille chez CANBEC. La situation a soulevé un certain malaise au sein du Comité lors de la rencontre du mois dernier pour discuter de la politique de gestion contractuelle. Mme Ricard se défend bien d'avoir usé de quelque influence dans l'octroi des contrats. «Je n'ai jamais aiguillé qui que ce soit», a-t-elle affirmé à La Presse.

À la CSDM, on souligne que «le Comité central des parents n'a aucun pouvoir décisionnel».




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