La plus radicale des associations étudiantes ne participera pas au Sommet sur l'éducation supérieure du ministre Pierre Duchesne.

Mis à jour le 14 févr. 2013
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) en a fait l'annonce ce matin, à Montréal.

«L'ASSÉ quitte immédiatement le processus du Sommet, a affirmé Jérémie Bédard-Wien, coporte-parole de l'organisation. Le gouvernement refuse encore et toujours de considérer la gratuité scolaire comme un idéal atteignable, sous prétexte qu'elle coûte trop cher.»

La première ministre, Pauline Marois, leur aurait assuré lundi que la gratuité scolaire fera partie des discussions du Sommet (25-26 février), mais l'ASSÉ estime qu'elle ne sera pas sérieusement considérée, a ajouté M. Bédard-Wien.

L'association étudiante en a aussi contre la durée de la rencontre, qu'elle estime être trop courte. Une journée et demie de discussion ne sera pas suffisante pour une discussion de fond, a plaidé le porte-parole.

«Ce sommet ne correspondra pas à la grande réflexion sur l'avenir de nos universités et sur la mission fondamentale du système d'éducation post-secondaire québécois, a déploré Jérémie Bédard-Wien. Il servira plutôt à légitimer des décisions déjà prises derrière des portes closes, comme par exemple l'indexation des frais de scolarité.»

Grève et manifestation

Plutôt que de participer au sommet, les militants de l'ASSÉ manifesteront devant le lieu où il se tiendra, au centre-ville de Montréal.

«Nous appelons à la tenue d'actions», a expliqué Jérémie Bédard-Wien, avant de demander aux forces de l'ordre de ne pas faire preuve de «brutalité policière».

Le porte-parole n'a pas voulu exclure que des manifestants veuillent perturber physiquement la rencontre. Mais ce scénario est peu probable, selon lui. «Nous nous attendons à ce que (le lieu qui accueillera la rencontre), de toute façon, soit barricadé comme une forteresse», a expliqué le jeune homme.