Grève étudiante: 76 arrestations à Montréal

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La police de Montréal a arrêté 76 personnes au terme d'une manifestation au cours de laquelle trois personnes ont été légèrement blessées, mercredi. À Sherbrooke, trois personnes ont été arrêtées alors que des manifestants ont déferlé pour la deuxième fois cette semaine dans la circonscription de Jean Charest.

> En photos: la manifestation au centre-ville de Montréal

> En vidéo: dans les coulisses de la grève

Des milliers d'élèves et étudiants s'étaient donné rendez-vous sur le campus de l'Université de Sherbrooke en début d'après-midi, mercredi. Ils ont marché près de sept kilomètres dans les rues de la ville pour finalement s'arrêter et scander des slogans devant le bureau de circonscription du premier ministre.

Tout au début du rassemblement, un petit groupe de protestataires s'est infiltré dans le bureau de la rectrice de l'université. Plus tard, trois personnes vêtues de vert et qui affirmaient appuyer la hausse des droits de scolarité ont été arrêtées pour avoir perturbé la manifestation. Elles ne feront face à aucune accusation.

À Montréal, les autorités ont également eu du pain sur la planche. La police de Montréal a arrêté 76 personnes au terme d'une manifestation au cours de laquelle un buffet a été renversé à l'hôtel Reine Elizabeth et trois personnes ont été légèrement blessées.

La Banque Nationale

Environ 300 personnes ont pris part à cette manifestation qui s'est déroulée en matinée. Elles se sont dirigées vers l'hôtel de la chaîne Fairmont, où se tenait une assemblée d'actionnaires de la Banque Nationale. Un groupe a pénétré dans l'hôtel pour tenter de perturber l'assemblée.

Les esprits se sont échauffés, et le buffet dressé pour le petit-déjeuner des participants aurait été renversé.

«On n'a même pas eu le temps de prendre des croissants», a blagué un étudiant interviewé par la chaîne de télévision communautaire des étudiants de l'Université Concordia, CUTV.

Un cameraman de cette chaîne, qui diffuse presque toutes les actions étudiantes en direct sur le web, a d'ailleurs été arrêté plus tard avec le groupe d'étudiants.

Après avoir quitté l'hôtel, le groupe s'est remis en marche et a lancé des pièces pyrotechniques dans le ciel. La police a alors déclaré la manifestation illégale.

Les manifestants sont ensuite entrés dans le Centre Eaton, où d'autres méfaits auraient été commis, selon le porte-parole de la police de Montréal, Daniel Fortier.

«Des présentoirs ont été renversés», précise-t-il.

Puis le groupe a pris le métro à la station McGill. Quelques manifestants sont sortis à la station Saint-Laurent, où ils ont été encerclés par les policiers.

Parmi eux se trouvait le cameraman de CUTV, ce qui a interrompu la diffusion de la manifestation puisque la police a saisi son matériel pendant un moment.

«Nous étions en direct. Des étudiants ont été encerclés et poussés par les policiers. Ils ont donné des coups aussi. Le cameraman a dit plusieurs fois: "Je suis des médias, nous sommes en direct." Ils ne devaient pas vouloir qu'on filme ça. J'ai finalement pu récupérer la caméra, mais lui (le cameraman), il est toujours en état d'arrestation», a dit la reporter étudiante de CUTV, Sabine Friesinger.

Une porte entrouverte

Plusieurs autres manifestations ont eu lieu notamment à Saint-Jérôme, à Québec et à Saint-Félicien en après-midi. À Montréal, environ 2000 protestataires ont aussi marché du carré Saint-Louis jusqu'au pavillon Roger-Gaudry, à l'Université de Montréal.

Par ailleurs, la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a rappelé hier que le calendrier scolaire risque d'être perturbé si la grève se prolonge. «Autour de Pâques, on commence à être devant une situation problématique qui va demander des efforts importants, des perturbations importantes et une gymnastique organisationnelle extrêmement complexe.»

Elle a répété que sa porte était «ouverte pour avoir un dialogue» avec les étudiants sur le programme de prêts et bourses. Elle a cependant maintenu sa position quant à la hausse des droits de scolarité.

Les deux fédérations étudiantes et la CLASSE ont refusé la proposition et ont assuré qu'elles allaient poursuivre leurs moyens de pression jusqu'à ce qu'ils réussissent à faire fléchir le gouvernement.

- Avec Tommy Chouinard et La Tribune

 




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