Les élèves québécois ont obtenu leurs meilleurs résultats en cinq ans aux examens ministériels de l'an dernier révèlent de nouvelles statistiques de la Direction de la sanction des études. Le taux de réussite aux épreuves de fin d'année au secondaire a été de 87,4% en juin 2009, alors qu'il s'élevait à 83,3% en 2005.

Ariane Lacoursière LA PRESSE

Le ministère de l'Éducation (MELS) a publié, mercredi, les résultats aux épreuves uniques de juin 2009 des élèves de secondaire 4 et 5 du Québec. La réussite de ces examens est essentielle pour obtenir un diplôme d'études secondaires.Les quelque 100 000 élèves évalués ont obtenu une moyenne de 74,4% aux 14 épreuves uniques qui leurs ont été présentées dans des matières comme les sciences physiques, les mathématiques ainsi que le français et l'anglais, langue maternelle ou seconde. En 2005, les jeunes Québécois avaient obtenu une moyenne de 73,3% à ces mêmes examens.

Encore une fois cette année, les régions de Québec (89,6%) et de Chaudière-Appalaches (89,8%) enregistrent les plus forts taux de réussite de la province. Lanaudière figure aussi cette année en tête du classement des régions les plus performantes avec un taux de réussite de 89,6%.

Au contraire, la Côte-Nord (77%) et le Nord-du-Québec (49,6%) enregistrent les deux plus faibles taux de réussite de la province. Pour sa part, Montréal tire bien son épingle du jeu avec un taux de réussite de 84,6%.

De toutes les matières, ce sont les mathématiques qui donnent le plus de fil à retordre aux élèves de 5e secondaire, qui ont obtenu une moyenne de seulement 63,2% à ces examens. L'anglais langue seconde semble une matière bien plus facile pour les jeunes Québécois, qui ont obtenu une moyenne de 82,2%.

Comme chaque année, les élèves qui fréquentent les écoles privées ont obtenu une meilleure moyenne (81,6%) que leurs vis-à-vis du réseau public (72,8%).

Les jeunes qui ont été évalués en juin 2009 font partie de la dernière cohorte éduquée sous l'ancien régime pédagogique. Cette année, les enfants de 4e et 5e secondaire qui se sont soumis aux épreuves ministérielles ont été éduqués selon les exigences du Renouveau pédagogique, mieux connu sous le nom de «réforme».

L'an prochain, il sera toutefois difficile de comparer les résultats des élèves de la réforme à ceux de leurs prédécesseurs. Car comme le révélait La Presse en mai dernier, les exigences de certains examens, dont ceux de français, ont été modifiées.