Cours d'histoire: la ministre Courchesne réfute les critiques

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Michelle Courchesne

Photo: Le Soleil

Rémi Nadeau
La Presse Canadienne
Québec

Malgré les critiques, la ministre de l'Education, Michelle Courchesne, se dit assurée que le nouveau programme d'histoire de 3e et de 4e secondaire est conforme à l'identité québécoise et aux faits historiques.

La ministre Courchesne a été questionnée à l'Assemblée nationale mercredi, après que l'historien Charles-Philippe Courtois, de l'Institut de recherche sur le Québec, ait recommandé au ministère de l'Education de retirer ce programme des classes parce qu'il dénationalise l'histoire du Québec.

«J'ai fait revérifier les textes pour m'assurer que nous étions fidèles aux faits. Il ne faut pas mélanger l'interprétation d'un chercheur à ce qu'on retrouve véritablement dans nos livres d'histoire», a répliqué la ministre, pressée de questions par le député péquiste Pierre Curzi.

«Ne mélangeons pas l'interprétation d'un chercheur qui souhaiterait qu'on y retrouve une plate-forme partisane», a même ajouté Mme Courchesne, alors que M. Courtois a pourtant reçu l'appui de la Société des professeurs d'histoire du Québec.

En reprenant les propos du professeur, le porte-parole péquiste en matière d'éducation a déploré que le nouveau cours, enseigné depuis l'an dernier, évite notamment toute référence à René Lévesque ou à l'affirmation nationale.

«On ne parle plus du rapport Durham, on oublie le concept de l'affirmation nationale lorsqu'on parle de la Révolution tranquille, qu'est-ce qui s'est passé?», a tonné le député Curzi, selon qui le gouvernement devrait «retirer ce cours et retourner à sa planche à dessins».

Mais la ministre a précisé que le nouveau programme d'histoire, d'abord présenté en 2006, a été corrigé depuis en raison des nombreuses critiques qu'il avait provoquées.

Elle a expliqué que le cours inclut maintenant un contenu de formation lié à la Conquête, aux revendications et à la lutte dans la colonie britannique de 1791 à 1850, et qu'il a fait l'objet d'ajouts quant à la notion d'appartenance nationale au Québec d'aujourd'hui.

«Je suis tout à fait assurée que notre cours d'histoire est conforme à notre identité et aux faits historiques du Québec», a-t-elle répété.

Avant les modifications apportées en 2006, le programme d'histoire enseigné dans les écoles québécoises datait de 1982.




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