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Ce que prévoit l'entente avec Québec

C'est «pour régler le problème de la non-fréquentation scolaire» de certains... (Photo: Martin Chamberland, La Presse)

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Photo: Martin Chamberland, La Presse

C'est «pour régler le problème de la non-fréquentation scolaire» de certains jeunes hassidiques qu'une entente a été signée l'été dernier par la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, et les écoles juives orthodoxes Skver et Belz.

L'entente prévoit que les deux écoles demanderont un permis pour «dispenser l'enseignement secondaire général aux garçons de 16 ans et moins de (leur) communauté à compter de l'année scolaire 2008-2009». Cet enseignement se fera en français et progressivement, le Programme de formation de l'école québécoise sera mis en place.

 

Un comité de suivi, devant faire une évaluation périodique de l'application du protocole «pour s'assurer que le niveau, l'étendue, l'intensité et la durée des programmes offerts aux élèves sont maintenus», doit être mis sur pied.

L'entente souligne que l'étude de la Torah «fait appel à plusieurs compétences» du programme scolaire québécois et que «les communautés juives orthodoxes souhaitent gérer leurs écoles dans le respect des lois». Elle rappelle que ces deux écoles existent depuis longtemps (20 ans pour Skver, 50 ans pour Belz).

Le Collège rabbinique du Canada aussi concerné

Auparavant, à l'été 2007, un Groupe de travail sur la scolarisation de certains adolescents de la communauté juive a été formé par le Ministère, des représentants des écoles Belz, Skver et Beth Rivkah et un consultant, Alain Vidal. C'est M. Vidal qui a comparé la formation issue du Talmud et le programme secondaire québécois et conclu que «de façon générale, on fait appel aux mêmes compétences».

«Toutefois, il existe des écarts plus ou moins significatifs sur les contenus et également sur la terminologie», peut-on lire dans le rapport final du Groupe de travail, daté du 15 décembre 2007 et obtenu par La Presse grâce à la Loi d'accès à l'information. Si le programme de mathématiques est assez bien couvert (voir encadré), ce n'est pas le cas du français langue seconde (couvert à 0%), de l'histoire (5%) ou de la géographie (10%). Nettement insuffisant, le temps consacré aux matières séculières doit être augmenté d'au moins 15 heures par semaine.

Le rapport prévoyait une implantation du programme québécois progressive, à partir de septembre 2008 jusqu'en 2012-2013. L'application est maintenant repoussée d'un an, a indiqué Me Yann Bernard, avocat des deux écoles. Le Collège rabbinique du Canada, qui a déjà un permis pour les 1re, 2e et 3e secondaire (mais pas pour les 4e et 5e secondaire) doit aussi se rallier au programme québécois, selon le rapport.

 

UN PROGRAMME PARTIEL

Pourcentage du programme scolaire québécois couvert dans les écoles juives :

> Anglais langue d'enseignement: 10%

> Français langue seconde: 0%

> Maths : 100% en 1re secondaire, 90% en 2e secondaire, 70% en 3e secondaire, 60% en 4e et 5e secondaire

> Science et technologie : 30% en 1re, 2e et 3e secondaire, 60% en 4e secondaire et 50% en 5e secondaire

> Géographie : 10%

> Histoire et éducation à la citoyenneté : 5%

> Arts : 0%

> Éducation physique : 75%

Nombre d'heures à ajouter chaque semaine pour couvrir le programme : en 1re secondaire : 18 heures ; en 2e secondaire : 18,5 heures ; en 3e secondaire : 16,5 heures ; en 4e et 5e secondaire : 15 heures

Source: Rapport final du groupe de travail sur la scolarisation de certains adolescents de la communauté juive, décembre 2007.

 




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