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Des étudiants interpellent la ministre Courchesne

La convention collective des professeurs de l'UQAM est... (Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse)

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La convention collective des professeurs de l'UQAM est échue depuis le 31 mai 2007.

Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse

Une cinquantaine d'étudiants ont occupé hier le vestibule de la tour où sont situés les bureaux montréalais du ministère de l'Éducation pour interpeller la ministre Courchesne et l'enjoindre d'«assumer ses responsabilités».

Il était 15h30 quand les étudiants ont fait irruption au 600, rue Fullum, à Montréal. Sifflets en main, le groupe a fait du tapage sous les regards inquiets des gardiens de sécurité.

 

Le porte-parole du groupe, Christian Valin, s'est adressé à la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, à l'aide d'un porte-voix. Il a énuméré les revendications qui sous-tendent le mouvement de grève à l'UQAM, qui a commencé à l'initiative du syndicat des professeurs, le 9 mars.

«Nous voulons un réinvestissement massif en éducation, l'embauche de 300 professeurs à l'UQAM, et le maintien d'une gestion collégiale des institutions publiques d'enseignement», a-t-il dit.

«Nos revendications vont plus loin que celles des professeurs. On veut que le conflit se règle une fois pour toutes, que l'UQAM ait enfin un financement adéquat», a ajouté Étienne Guérette, étudiant en sciences humaines.

Le groupe a demandé à voir la ministre Courchesne, mais cette dernière siégeait au Parlement, hier. Après quelques altercations avec des employés, les manifestants ont quitté les lieux. Ils sont retournés à l'UQAM en empruntant la rue Sainte-Catherine en sens inverse, gênant ainsi la circulation.

L'attaché de presse de la ministre Courchesne, Jean-Pascal Bernier, n'a pas voulu commenter l'action entreprise par les étudiants, hier.

Une loi spéciale pour régler le conflit

Mardi, le premier ministre du Québec, Jean Charest, n'a pas écarté l'hypothèse d'imposer une loi spéciale pour régler le conflit de travail à l'UQAM.

La ministre Courchesne a déclaré hier que le gouvernement privilégiait une solution négociée. Les deux parties négocient en ce moment, a-t-elle précisé. «Cela dit, il y a 40 000 étudiants qui doivent terminer leur session, il y a des finissants et des finissantes, à différents niveaux, qui doivent pouvoir remplir leurs engagements à la fin de la présente session», a-t-elle ajouté.

La mobilisation étudiante est moins forte qu'elle ne l'était la semaine dernière, alors que plus de 30 000 d'entre eux débrayaient. Les étudiants en gestion, en lettres et en communications sont retournés en classe, contrairement à leurs collègues en arts, en éducation et en sciences humaines qui poursuivent la grève cette semaine.

 




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