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Les étudiants de l'UQAM surtout préoccupés par leurs examens

Les rares étudiants qui ont eu recours au... (Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Les rares étudiants qui ont eu recours au service d'aide psychologique mis sur pied par l'UQAM étaient surtout inquiets de l'impact des incidents sur le déroulement des examens et leurs résultats scolaires...

Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse

Une alerte au colis piégé? Il en faut plus pour faire peur aux étudiants de l'UQAM en fin de trimestre.

Le service d'aide psychologique mis sur pied jeudi par l'université n'avait reçu hier après-midi la visite d'aucun étudiant bouleversé par les deux opérations policières d'envergure menées en quelques heures. C'est à peine si une poignée d'entre eux ont ressenti le besoin de passer un coup de fil à l'un des sept membres de l'équipe formée pour intervenir en cas de crise sur le campus. Et encore, ils étaient surtout inquiets de l'impact des incidents sur le déroulement des examens et leurs résultats scolaires...

Marie-Ève Poulin a été informée de ce qui se passait par un coup de fil de sa mère. L'étudiante en psychologie n'a pas bronché en apprenant la nouvelle. «Ma mère était stressée. Pas moi. Tout ce que je veux, c'est de pouvoir passer mon examen comme prévu et de me libérer de ce stress de fin de trimestre», a-t-elle raconté hier à La Presse, un gros cahier de notes dans les mains, à quelques mètres seulement des locaux où le robot de l'équipe de démineurs était stationné.

 

Le ballet incessant de professeurs et d'étudiants vaquant d'une salle de classe à l'autre n'a jamais ralenti dans les pavillons qui n'avaient pas été évacués. Pas même pendant qu'un écran géant avertissait les passants qu'un colis suspect avait été découvert dans l'enceinte de l'université.

«Je me suis demandé ce matin (vendredi) si j'étais en sécurité à l'UQAM. Je pense que oui. C'est sûr que ce n'est pas agréable, ce qui se passe depuis deux jours, mais pas de là à éviter l'université, surtout pas en fin de trimestre», a relevé Véronique Simard.

Daniel Bossé était en plein examen lorsqu'un agent de sécurité a fait irruption dans sa classe un peu avant 10h. «Tout le monde sait que c'est une blague, mais c'est quand même vraiment déplaisant et stressant», a-t-il dit.

Le trimestre universitaire se termine officiellement au début de la semaine prochaine. «Il y a plus de frustration que de peur. On ne veut pas que les cours soient prolongés», a renchéri Josianne Laplante, détachant à peine les yeux d'un paquet de feuilles gribouillées avant d'ajouter: «C'est sûrement un étudiant qui avait peur de passer son examen qui a fait le coup!»

 




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