Magnotta se voit refuser un interdit de publication complet

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Luka Rocco Magnotta, qui aura 32 ans jeudi, a présenté lundi des requêtes en vue de son procès, qui doit commencer le 8 septembre au palais de justice de Montréal.

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Procès Magnotta

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Procès Magnotta

Luka Rocco Magnotta, âgé 29 ans, a été l'objet d'une chasse à l'homme sans précédent dans l'histoire du SPVM. Il fait face à cinq chefs d'accusation graves, notamment de meurtre prémédité, relativement à l'assassinat et le démembrement de Jun Lin, un étudiant chinois. »

Pour garantir à son client un procès équitable, l'avocat de Luka Rocco Magnotta, Me Luc Leclair, a demandé à la cour lundi d'émettre une ordonnance de non-publication sur toute la preuve qui sera présentée pendant le procès devant jury, comme ce fut le cas au procès de Karla Homolka. Le juge Guy Cournoyer de la Cour supérieure a refusé cette demande, l'estimant injustifiée dans les circonstances.

Luka Rocco Magnotta, qui aura 32 ans jeudi, a présenté lundi des requêtes en vue de son procès, qui doit commencer le 8 septembre au palais de justice de Montréal. Vêtu d'un t-shirt blanc, Magnotta, qui a pris beaucoup de poids depuis son arrestation pour le meurtre de l'étudiant Lin Jun, en juin 2012, est resté attentif pendant l'audience. 

Dans la première requête entendue, son avocat a demandé une ordonnance de non-publication sur la preuve qui sera présentée pendant le procès afin de ne pas influencer le jury. À ses yeux, cet interdit complet était la façon la plus simple d'éviter les débordements dans les médias. Si le juge avait émis une telle ordonnance, les journalistes n'auraient pu rapporter au public les débats entendus pendant le procès.

Le procureur de la Couronne, Me Louis Bouthiller, s'est opposé à cette demande, la jugeant «non nécessaire». Pour le jury, a-t-il souligné, la couverture dans les médias pendant le procès «ne peut pas être pire que ce qui est déjà sur Internet». Les deux avocats qui représentent les médias se sont aussi opposés à la demande au nom du principe de la publicité des débats judiciaires. 

Le juge Cournoyer leur a donné raison. Plus tôt, il avait mentionné que, s'il accédait à cette demande, «ça se rendrait directement à Ottawa», faisant référence à la Cour suprême.

« La requête était assez inhabituelle : il demandait une ordonnance mur-à-mur sur le procès », a commenté Me Mark Bantey, qui représente plusieurs médias, dont La Presse. Au procès de Karla Homolka, en 1993, la juge Frances Kovacs avait émis une ordonnance de non-publication temporaire sur la preuve jusqu'à la fin du procès de son mari, Paul Bernardo, en 1995. 

Par contre, le juge Guy Cournoyer a émis une ordonnance de non-publication temporaire sur les éléments de preuve qui seront abordés en cour avant le début du procès pour ne pas influencer le jury, qui n'a pas encore été sélectionné. La défense aurait souhaité un interdit de publication automatique pour toutes les requêtes, ce qui lui a été refusé. 

Le juge Cournoyer a aussi entendu une deuxième requête de Magnotta concernant l'admissibilité de la preuve, mais son contenu ne peut être dévoilé. Le juge a remis le débat entourant cette deuxième requête au 28 août. 

Magnotta est accusé du meurtre de Lin Jun et d'outrage à son cadavre. Il est aussi accusé de diffusion de matériel obscène, d'utilisation de la poste pour diffuser ce matériel, de harcèlement contre le premier ministre Stephen Harper et les membres du Parlement. Il a été arrêté dans un cybercafé de Berlin, le 4 juin, au terme d'une chasse à l'homme internationale.

L'audience sur les requêtes avant procès se poursuit ce matin




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