Après un mois de calme relatif, la vague d'attentats contre des cafés et restaurants italiens du nord-est de Montréal a repris de plus belle cette semaine.

Catherine Handfield LA PRESSE

Deux incendies ont éclaté en moins de 24 heures, le dernier ayant eu lieu mercredi soir au Rimi Ristorante et au Buffet Marco, qui se trouvent dans le même immeuble de la rue Pascal-Gagnon, à Saint-Léonard.

Vers 20h45, un citoyen a composé le 911 après avoir aperçu de la fumée sortir du bâtiment. Les pompiers ont constaté que la porte arrière de l'édifice avait été forcée et que deux fenêtres avaient été fracassées. Les deux commerces, qui étaient vides au moment de l'attentat, ont subi des dommages importants, mais personne n'a été blessé.

Comme l'incendie est suspect, l'enquête a été confiée à la section des incendies criminels du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). La veille, le café Calypso, situé dans un secteur industriel de Montréal-Nord, a subi le même sort. Vers 0h50, un citoyen a composé le 911 après avoir aperçu des flammes à l'intérieur du commerce. Seul le mobilier de l'établissement a été abîmé. Le café Calypso partage un immeuble avec un autre commerce, le garage Atlas.

Le copropriétaire du garage, Mohammed Aloussi, a appris ce qui s'était passé en rentrant travailler mercredi matin. «Bien sûr que ça m'inquiète, a-t-il dit à La Presse. Je pense que je vais appeler mes assurances pour voir si je suis couvert au cas où il y aurait un autre incendie.»

Avant ces deux incidents, le dernier attentat contre un café italien remontait à près d'un mois. À la fin du mois de novembre, un feu avait été allumé derrière le café La Toca, boulevard Henri-Bourassa. Depuis le mois d'août, plus de 20 cafés, bars et commerces italiens ont été la cible d'incendies criminels.

Le 30 novembre, le SPVM a annoncé que la plupart de ces attentats découlent d'une guerre entre clans de la mafia italienne pour le contrôle du trafic de stupéfiants.