Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a informé Hydro-Québec qu'il avait amorcé «une réflexion» sur son rôle au conseil d'administration de la société d'État.

Mis à jour le 20 nov. 2010
Denis Lessard LA PRESSE

Dans une lettre envoyée à Hydro, M. Vaillancourt, pris à partie par la ministre Nathalie Normandeau, plus tôt hier, a fait savoir qu'il allait arriver sous peu à une conclusion après avoir pris connaissance des déclarations de la ministre des Ressources naturelles, responsable d'Hydro.

Mme Normandeau a dit que le maire Vaillancourt, qui fait présentement l'objet d'une enquête menée par la Sûreté du Québec, devrait «réfléchir sérieusement» à sa démission du conseil d'administration de la société d'État.

Hydro «doit être au-dessus de tout soupçon», a martelé la ministre des Ressources naturelles en point de presse. «Hydro-Québec est une société d'État commerciale qui fait des affaires à l'international, aux États-Unis, au Canada», rappelle Mme Normandeau. Par conséquent, Hydro doit «avoir une image qui soit vierge et qui soit vraiment au-dessus de tout soupçon. Et, dans ce cadre-là, je souhaite que M. Vaillancourt, avec toute la maturité qu'on lui connaît, puisse s'assurer de bien faire la part des choses et de réfléchir sérieusement à son avenir comme administrateur auprès d'Hydro-Québec».

Pour l'instant, elle ne lui demande pas une démission officiellement, toutefois. «On va faire ça étape par étape», a-t-elle laissé tomber. Le maire Vaillancourt devrait faire cette réflexion «le plus rapidement possible», a-t-elle ajouté. La Loi sur Hydro-Québec ne prévoit pas qu'un administrateur puisse se retirer «temporairement» de ses fonctions.