Louise Harel nie catégoriquement avoir été alertée dès son arrivée à la tête de Vision Montréal des liens entre Benoit Labonté et l'homme d'affaires Tony Accurso.

André Duchesne LA PRESSE

«J'ai appris comme tous les Montréalais, au moment même où cela s'est produit, qu'il y avait des relations entre M. Accurso et M. Labonté», a-t-elle dit hier, en marge d'un point de presse où son parti présentait les motions qu'il déposera lundi soir à la séance du conseil municipal.

Hier matin, le Journal de Montréal a publié une nouvelle tirée du site Facebook de Nicolas Brisson, ancien organisateur de Vision Montréal (VM), selon laquelle il aurait alerté le parti des agissements de M. Labonté. «Toute la direction était au courant, mais ils ont acheté la version de Labonté», aurait écrit M. Brisson dans un commentaire qui aurait par la suite été effacé.

«Je ne pense pas que ce soit autre chose que des insinuations, parce que, à ce que je sache, il n'y a pas eu d'enquête à la suite de ce que M. Brisson prétend, a poursuivi Mme Harel. S'il y a quoi que ce soit, il peut simplement s'adresser au Directeur général des élections, mais il ne l'a pas fait encore. Alors, je ne comprends pas qu'il poursuive dans cette voie-là.

- Allez-vous lui demander de se rétracter? a demandé La Presse.

- J'ai tenté de le joindre. J'ai laissé plusieurs messages, alors j'espère qu'il me rappellera.

- Mais est-ce que vous allez lui demander de se rétracter?

- Bien, écoutez, certainement. Ou bien qu'il se présente au Directeur général des élections.»

Nous avons communiqué avec le bureau du DGEQ afin de savoir s'il avait reçu ou non une plainte en ce sens. Réponse: ce renseignement ne peut être communiqué. Le DGEQ va jusqu'à refuser de dire s'il a reçu, de façon générale et sans donner de noms, des plaintes concernant cette affaire.