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La FEUQ et la FECQ comptent sur les «tiraillements» au PQ

Martine Desjardins... (Photo archives PC)

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Martine Desjardins

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(Québec) Les fédérations étudiantes misent sur les «tiraillements» internes au Parti québécois pour éviter l'indexation des droits de scolarité. Elles adressent une série de demandes au ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, nommé depuis à peine 24 heures.

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Pierre Duchesne et Pauline Marois.

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En campagne électorale, la première ministre Pauline Marois a promis d'annuler la hausse des droits de scolarité et de tenir un sommet sur l'enseignement supérieur dans les 100 premiers jours de son gouvernement. Elle a réitéré ses intentions mercredi, lorsqu'elle a présenté son Conseil des ministres.

Le gouvernement, à ce sommet, entend proposer l'indexation des droits de scolarité, a déjà fait savoir Pauline Marois.

Mais les fédérations étudiantes universitaire et collégiale - la FEUQ et la FECQ - croient que cette position a de bonnes chances d'être revue à l'occasion du conseil national que tient le PQ en novembre.

«Je pense qu'il va y avoir des tiraillements, des discussions, un argumentaire, des débats. J'espère qu'il va y en avoir. On sait qu'au gouvernement péquiste, il y a souvent de bons débats. Ça va nous faire changement du gouvernement libéral. Profitons-en!», a lancé la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.

D'après elle, il n'est pas certain encore que le Parti québécois défendra l'indexation. Cette position n'a d'ailleurs fait l'objet d'aucun vote de la part des militants péquistes jusqu'à présent. «Je n'ai pas l'impression que tous les membres du Parti québécois vont défendre ça au prochain congrès, avant le sommet, a-t-elle fait valoir. Attendons de voir ce que ça va donner. Moi, je suis convaincue qu'on va plutôt proposer une mesure d'accessibilité des études.»

Entre-temps, Martine Desjardins dit avoir obtenu l'assurance que la hausse des droits de scolarité serait abolie rapidement. « On nous a affirmé que le décret aurait lieu dans les premiers (conseils des ministres), sinon aujourd'hui (jeudi), au prochain », donc la semaine prochaine.

Jeudi, le député Léo Bureau-Blouin, adjoint parlementaire de Mme Marois, a réitéré qu'il entend «continuer de pousser pour le gel des droits de scolarité». « À savoir si la position gouvernementale va changer... Il y a quand même eu des engagements en campagne électorale. C'est le genre de chose qu'il va falloir vérifier. L'objectif du sommet, c'est d'être un lieu de débat aussi. On convoque un sommet non pas pour imposer une décision mais pour écouter l'ensemble des acteurs concernés», a ajouté l'ex-président de la FECQ.

Martine Desjardins et sa collègue de la FECQ, Éliane Laberge, demandent toujours le gel des droits de scolarité. «Et si le Parti québécois veut apporter la mesure d'indexation, on a confiance en nos recherches, notre crédibilité et, surtout, en nos appuis pour défendre d'autres mesures», a affirmé Martine Desjardins.

La FEUQ et la FECQ, qui saluent la nomination de Pierre Duchesne, affirment qu'une rencontre aura lieu avec lui «dans les prochains jours».

Les fédérations lui demandent la création d'une «table de travail d'urgence», notamment pour régler certains problèmes de prêts et bourses auxquels des étudiants ont eu à faire face et pour planifier le sommet. Elles veulent également que le Vérificateur général ait plus de pouvoir et puisse mettre son nez dans les livres des universités. Elles demandent au nouveau ministre de ne pas augmenter les plafonds de prêts comme voulait le faire le gouvernement Charest mais plutôt de bonifier les bourses.

Avant la conférence de presse de la FEUQ et de la FECQ, Pierre Duchesne a affirmé qu'il veut «ouvrir un dialogue complet» au sommet sur l'enseignement supérieur, qui s'annonce comme le premier test du gouvernement péquiste. «Mme Marois a identifié une espèce d'espace de discussion. Un forum, c'est pour évaluer toutes les possibilités», a-t-il soutenu. Même la gratuité scolaire, une option rejetée clairement par Mme Marois? «Ce sera discuté dans le cadre d'un forum, si les gens veulent en discuter. Maintenant, il faut expliquer, justifier, démontrer pourquoi on favorise cela. Et je vous rappelle qu'il n'y a pas que les étudiants qui seront là. Il y aura aussi les recteurs, le milieu de l'enseignement - les professeurs, les syndicats -, des chercheurs. On va tenir une vraie discussion. Et le ministre autant que le premier ministre vont rencontrer tout le monde», a-t-il précisé avant la première réunion du Conseil des ministres.

-Avec Paul Journet




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