Bien qu'amorcée sous la pluie et les vents forts, la 50e manifestation nocturne s'est déroulée dans un calme plat.

Hugo Meunier et Sylvain Sarrazin LA PRESSE

Une trentaine de manifestants se sont d'abord réunis aux abords de l'édicule du métro Berri-UQAM, au parc Émilie-Gamelin, dès 20h30, efforçant de se faire entendre à l'aide de casseroles et de percussions.

À 20h40, les policiers ont déclaré que la manifestation était illégale, et demandé aux participants de marcher dans le sens de la circulation automobile. En effet, dans les précédents rassemblements, il est arrivé que les manifestants empruntent les deux côtés des voies.

Un manifestant a confectionné une pancarte coiffée du chiffre 50, accueillie sous les acclamations de la mince foule, qui n'a pas tardé à gonfler, pour atteindre les 200 personnes.

Jean-Guy Olivier, un résident de Victoriaville, a profité de son passage à Montréal pour se joindre aux manifestants.

«Il faut que ça continue, ça fait 50 manifestations et ça m'enthousiasme», a confié ce militant, qui raconte avoir été traumatisé par les dérapages survenus dans sa ville lors du congrès du Parti libéral.

L'homme, en faveur de la gratuité scolaire, dit lui-même n'avoir pu accéder à des études supérieures, faute de moyens.

Selon lui, les élections partielles du 11 juin, dans le cadre desquelles le Parti Québécois a remporté une victoire historique dans Argenteuil, envoient un signal clair que le vent est en train de tourner.

La procession, dans un calme qui a contrasté avec les défilés des jours précédents, a emprunté principalement les rues Sherbrooke et Ste-Catherine. Le tout s'est achevé vers 23h.