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Le gouvernement Marois avait Accurso en grippe

À la commission Charbonneau, hier, M. Accurso a... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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À la commission Charbonneau, hier, M. Accurso a attribué à une intervention politique du gouvernement Marois une lettre d'Hydro-Québec qui le prévenait qu'il ne pourrait plus attendre de contrats de la société d'État.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Le gouvernement de Pauline Marois avait pris en grippe Tony Accurso et ses entreprises.

Lors de la préparation de la loi 1, qui contraignait les sociétés désireuses de décrocher des contrats du gouvernement à montrer patte blanche à l'Autorité des marchés financiers et à l'UPAC, l'ancien président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, a maintes fois déclaré derrière des portes closes que la loi visait spécifiquement l'entrepreneur montréalais, explique un témoin à ces réunions.

Cela suscitait même un malaise chez Hydro-Québec, qui aimait bien travailler avec les entreprises de M. Accurso, jugées compétentes et particulièrement efficaces, «sans égard à la façon dont les contrats étaient obtenus», confiait-on hier.

Plus tard, quand l'Autorité des marchés financiers (AMF) a autorisé le Groupe Hexagone à avoir des contrats de Québec - la firme issue des sociétés d'Accurso -, Stéphane Bédard a pris la mouche. En vacances dans le Sud quand il l'a appris, il a fait savoir qu'il était furieux et qu'à son avis l'AMF avait cautionné l'entrepreneur controversé par cette décision.

Joint hier par La Presse, un porte-parole de M. Bédard, aujourd'hui chef intérimaire du PQ, a fait savoir que le parti ne commenterait pas les travaux de la commission. «Nous avons déposé et adopté la loi 1», se contentait-on de souligner.

À la commission Charbonneau, hier, M. Accurso a attribué à une intervention politique du gouvernement Marois une lettre d'Hydro-Québec qui le prévenait qu'il ne pourrait plus attendre de contrats de la société d'État.

Hier soir, cependant, des sources dans l'entourage immédiat de Pauline Marois, au cabinet de l'ex-ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, et chez Hydro-Québec convergent toutes vers une même version des faits: jamais une telle directive n'a émané du cabinet de la première ministre. Ni dans les jours suivant l'élection ni après.

«C'est probablement une décision d'Hydro-Québec», a supputé un ancien membre du cabinet Marois en guise d'explication.

Chez Hydro-Québec hier soir, la chef des Affaires publiques et médias, Isabelle Thellen, a indiqué que la société d'État ne commenterait pas les propos de M. Accurso «par respect pour les travaux de la Commission».




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