À quelques jours de la rentrée scolaire, bien des parents pousseront un soupir de soulagement : une entente de principe est intervenue entre le gouvernement et la Fédération des transporteurs par autobus (FTA). L’impasse dans les négociations menaçait de laisser des milliers d’enfants sans transport vers l’école.

Mis à jour le 19 août
Marie-Eve Morasse
Marie-Eve Morasse La Presse

Le gouvernement en a fait l’annonce dans un communiqué, vendredi. L’entente de principe, qui couvre une période de six ans, sera soumise aux membres de la FTA, et le conseil d’administration de la fédération en recommandera l’adoption.

Au seuil de la rentrée, les négociations entre les transporteurs et les centres de service scolaires piétinaient, si bien que des parents avaient été avisés qu’ils devraient envisager un plan B pour le transport de leurs enfants vers l’école.

Mercredi, le ministère de l’Éducation avait mandaté un médiateur pour tenter d’en arriver à une entente avant le début des classes.

« Cette entente de principe propose des investissements significatifs, favorise une plus grande stabilité dans le secteur du transport scolaire, garantit la sécurité des élèves et répond somme toute à plusieurs attentes des transporteurs scolaires », a déclaré le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, dans un communiqué.

Le président-directeur général de la Fédération des transporteurs par autobus, Luc Lafrance, s’est aussi réjoui de l’entente, dont les détails n’ont pas été dévoilés.

Les transporteurs réclamaient des augmentations de tarifs allant de 20 à 25 %.

Une entente « douteuse », dit un syndicat

Qu’une entente de principe soit intervenue si rapidement est « douteux », observe Stéphane Lacroix, directeur des communications et des affaires publiques du syndicat des Teamsters, qui représente 1200 chauffeurs d’autobus.

Si Québec et les transporteurs n’ont pas prévu une enveloppe budgétaire pour améliorer « substantiellement » le salaire des chauffeurs, « il pourrait y avoir de nombreux conflits de travail cet automne », prédit-il.

« On ne fera pas du trouble pour faire du trouble », dit M. Lacroix. « On pense que les augmentations de salaire proposées vont être de 3 à 4 %. Nous, on parle du double, voire du triple [d’augmentation demandée] », poursuit le porte-parole syndical.