Un vraquier de 144 mètres enregistré au Libéria, transportant des produits chimiques ou pétroliers liquides, s’est échoué vendredi près des écluses de Sainte-Catherine et bloque la Voie maritime du Saint-Laurent. En début de soirée, le navire était sorti de son impasse.

Mis à jour le 27 mai
Tristan Péloquin
Tristan Péloquin La Presse
Léa Carrier
Léa Carrier La Presse

Le trafic maritime a été interrompu près d’une journée entière. Le Chem Hydra a subi une panne de moteur au moment d’entrer dans l’écluse numéro 2 vendredi, vers 1 h du matin. Il a ensuite dérivé jusqu’à s’échouer dans une zone peu profonde, bloquant la voie maritime.

En début de soirée, deux bateaux-remorqueurs, l’Ocean Intrepide et l’Ocean Pierre-Julien, ont réussi à déloger le vraquier, qui a été transporté jusqu’au quai le plus près. Selon certains sites de référence, le bateau a un tirant d’eau de huit mètres et une capacité brute de 13 000 tonnes.

Aucun déversement de pétrole n’a été constaté, assure le porte-parole de la Voie maritime du Saint-Laurent, Nicolas Poirier-Quesnel. « Il n’y a aucune entrée d’eau ou de pollution apparente » provenant de la coque du navire, qui a été construit en 2009 selon plusieurs sites de référence de transport maritime.

« Il s’agit d’un vraquier liquide à double coque, donc très sécuritaire », ajoute M. Poirier-Quesnel.

PHOTO PHILIPPE BOIVIN, PHILIPPE BOIVIN

Deux bateaux-remorqueurs, l’Ocean Intrepide et l’Ocean Pierre-Julien, sont présentement sur place pour organiser l’opération de renflouement.

L’équipage est pour sa part sain et sauf. Le bâtiment était, selon les sites de référence, en provenance de Trinité-et-Tobago, un pays producteur de pétrole et de gaz naturel, et devait se rendre à Hamilton.

Selon le site spécialisé Seaway Ship Watchers, le trafic maritime a été immobilisé entre Montréal et Salaberry-de-Valleyfield dans les deux directions de la Voie maritime. Au moins trois navires étaient immobilisés en après-midi dans la Voie maritime à cause de l’accident.