Si Dieu le veut, Boralex et Énergir érigeront le plus imposant parc éolien du pays sur les terres du Séminaire de Québec, le plus grand terrain privé du Canada. La providence leur sourit : Hydro-Québec prédit une « nouvelle ère de croissance » du secteur, avec des achats massifs d’énergie renouvelable dans les prochaines années.

Mis à jour le 7 février
Charles Lecavalier
Charles Lecavalier La Presse

Boralex et Énergir préparent un mégaprojet éolien de 1200 MW sur les terres du Séminaire, situées entre Québec et Baie-Saint-Paul. Les deux entreprises misent sur la soif énergétique du Québec, qui veut décarboner son économie.

La Seigneurie de Beaupré, un immense terrain privé entre Québec et Baie-Saint-Paul (voir onglet « Le plus grand terrain privé du Canada »), est déjà le plus imposant parc éolien du pays avec ses 164 éoliennes et sa production de 364 MW. Et Boralex souhaite ajouter, en plusieurs phases, jusqu’à 240 éoliennes qui généreront suffisamment d’électricité pour alimenter plus de 216 000 résidences. Au total, la puissance installée rivaliserait avec celle du complexe de la Romaine et permettrait à Boralex de doubler sa production d’énergie au Canada.

Mais pour que le projet se réalise, il faut un acheteur. Ça tombe bien : Hydro-Québec a soif. Des appels d’offres sont déjà en cours, et la société d’État prédit une hausse considérable de la demande en énergie dans les prochaines années.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Éric Filion, vice-président à la distribution, à l’approvisionnement et aux services partagés chez Hydro-Québec

Chaque année, probablement, on va revenir avec de nouveaux appels d’offres, si les besoins continuent à se maintenir à la hausse. On est comme dans une nouvelle ère de croissance.

Éric Filion, vice-président à la distribution, à l’approvisionnement et aux services partagés chez Hydro-Québec

Dans les deux prochaines années, les emplettes d’Hydro-Québec totaliseront 2000 MW en puissance installée, révèle la société d’État à La Presse, soit l’équivalent de la centrale de Beauharnois, la cinquième du Québec pour la puissance. Et ça ne s’arrêtera pas là. « Avec le plan d’approvisionnement, ils ont un signal de croissance qu’ils n’avaient pas dans les dernières années », ajoute M. Fillion. HQ a prévu que ses besoins en énergie augmenteront de 12 % entre 2019 et 2029.

D’où vient cette soif ? Une hausse naturelle liée à des perspectives économiques favorables, l’électrification du Québec (automobile, chauffage des bâtiments, des serres) et de nouveaux besoins dans les secteurs de l’hydrogène et de la filière batterie, dit M. Filion. Et l’exportation d’électricité aux États-Unis s’ajoute à tout ça. Le contrat d’exportation vers New York, par exemple, force Hydro-Québec à hausser sa production d’énergie solaire et éolienne.

INFOGRAPHIE LA PRESSE

Zone d’implantation du parc éolien

Pour HQ, l’éolien a de nombreux avantages. Alors que la construction d’une centrale électrique peut prendre jusqu’à 15 ans, « de l’éolien choqué, ça peut se faire en trois ans », souligne M. Filion. Cela permet de mettre en service des champs éoliens au moment exact où la société d’État en a besoin.

Trois secteurs de la Seigneurie

Le projet de Boralex et d’Énergir pourra se faire graduellement, au gré des appels d’offres. Il se concentre dans trois secteurs distincts de la Seigneurie. Le premier serait situé plus à l’ouest, vers Stoneham et Sainte-Brigitte-de-Laval. Le deuxième champ se situerait à l’est, sur les territoires des municipalités de Baie-Saint-Paul et de Saint-Urbain. Le troisième site prendrait forme au nord du mont Sainte-Anne. L’emplacement exact des éoliennes n’est pas encore décidé, mais on vise le sommet des montagnes « où la ressource éolienne est optimale ».

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Patrick Decostre, PDG de Boralex

C’est le projet le plus avancé au Québec, les études d’impact sont déjà en cours.

Patrick Decostre, PDG de Boralex

Boralex estime que la Seigneurie de Beaupré est le lieu parfait pour construire un parc éolien d’envergure internationale. « L’intérêt de ce site, c’est qu’on a un seul propriétaire terrien, le Séminaire de Québec. Il y a une ressource en vents exceptionnelle. […] Il y a des lignes de raccordement d’Hydro-Québec, et en plus, on est proche des deux grands centres de consommation, Québec et Montréal. Il n’y a pas de résidences permanentes : donc [le site est] proche, mais loin des habitants », souligne M. Decostre. Contrairement à d’autres projets qui incluent des communautés, celui-ci serait essentiellement privé, entre Boralex, Énergir et le Séminaire de Québec.

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Le mégaprojet peut compter sur des lignes de transport déjà existantes.

Cette façon de faire peut déranger. La Fédération québécoise des municipalités veut plutôt développer une filière éolienne communautaire et des municipalités comme Baie-Saint-Paul aimeraient également participer, conscientes qu’un parc éolien peut rapporter des revenus stables et indépendants des taxes foncières (voir onglet « D’autres projets sur la ligne de départ »). Des voisins de la Seigneurie se sentent aussi oubliés.

« On a l’équivalent du Liechtenstein comme voisin [la Seigneurie de Beaupré est même encore plus grande, elle fait 10 fois la superficie de la principauté européenne] et ils songent à mettre des éoliennes à côté de nous », s’inquiète Dominique Lareau, copropriétaire de Nöge hébergement d’expérience. L’entreprise offre un service d’hébergement en nature et mise sur la tranquillité et la beauté du paysage. Même inquiétude pour son voisin, Nicolas Robitaille, copropriétaire de Bora Boréal, une entreprise de location de chalets flottants. L’érection d’éoliennes sur les montagnes voisines serait un « désastre » pour eux. « On a tenté de communiquer avec eux pour voir où elles seraient situées, mais on n’a pas de retour. », déplore-t-il.

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Nicolas Robitaille, copropriétaire de Bora Boréal

On n’est pas contre le projet, mais on aimerait se faire rassurer.

Nicolas Robitaille, copropriétaire de Bora Boréal, entreprise de location de chalets flottants

Du côté de Boralex, on affirme qu’il est beaucoup trop tôt pour préciser quels seront les modèles d’éoliennes et leur emplacement exact. Le projet est embryonnaire. Mais Boralex y voit cependant un avantage pour la région et pour le Québec. Il y aura une production locale de composants, par exemple. « Ça veut dire que des sous-traitants, des entreprises comme Marmen et LM Wind Power, vont en profiter », dit Patrick Decostre. Et avec la demande énergétique qui risque d’exploser en raison de l’électrification des transports et du chauffage des bâtiments, les projets communautaires pourront aussi décoller.

« On a déjà une des tranches du projet actuel avec la MRC de la Côte-de-Beaupré. Il y aura de la place pour tout le monde dans l’ensemble des projets éoliens. Il y aura des retombées pour les communautés locales, et pour le Séminaire de Québec aussi, évidemment, en mettant à disposition sa terre, il y a des retombées économiques », dit-il.

Le joyau du Séminaire : le plus grand terrain privé du Canada

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Avec sur une superficie de 1600 km2, la Seigneurie de Beaupré constitue le plus grand terrain privé au Canada.

À 1166 m d’altitude, le mont Raoul-Blanchard est le sommet le plus élevé des Laurentides et il surplombe la Côte-de-Beaupré. Il toise de haut le mont Sainte-Anne et le Massif de Charlevoix. Mais peu de gens ont pu gravir ses pentes puisqu’il se situe sur le plus grand territoire privé du Canada, les terres du Séminaire de Québec.

Ce domaine, une seigneurie dont l’histoire remonte aux racines de la Nouvelle-France, fait aujourd’hui la richesse de l’institution catholique, avec ses 200 clubs privés de chasse et pêche, son industrie forestière et le plus grand parc éolien du pays. Le territoire, d’une superficie de 1600 km2, longe le fleuve Saint-Laurent et s’étend des limites de Stoneham et de Sainte-Brigitte-de-Laval, près de Québec, jusqu’à la rivière du Gouffre à Saint-Urbain, au nord de Baie-Saint-Paul. Au nord-ouest, il voisine la forêt Montmorency et la réserve faunique des Laurentides.

INFOGRAPHIE LA PRESSE/SOURCE SÉMINAIRE DE QUÉBEC

La Seigneurie de Beaupré s’étend sur sune superficie de 1600 km2.

La Seigneurie est plus vaste que n’importe quel des parcs nationaux du Québec au sud du 49parallèle. Elle englobe 325 lacs et une portion des rivières Montmorency et Sainte-Anne. L’été, le Séminaire emploie plus de 350 travailleurs forestiers et vend le bois aux usines de la région. L’hiver, une importante route de motoneige la traverse. En plus du mégaprojet de 1200 MW, Boralex et Énergir y exploitent déjà un parc éolien de 364 MW.

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La Seigneurie représente l’une des principales sources 
de revenus du Séminaire de Québec.

Peu de gens peuvent accéder à cette forêt privée. « Il n’y a à peu près personne qui peut pénétrer là-dessus sans qu’il nous le dise », a dit le chanoine Jacques Roberge, alors supérieur général du Séminaire de Québec, en 20151. L’institution a par ailleurs décliné la demande d’entrevue de La Presse.

L’histoire de la Seigneurie est fascinante. En 1636, la Compagnie des Cents associés, chargée de développer la jeune colonie française, la cède à huit actionnaires. À l’époque, elle inclut également l’île d’Orléans et la Côte-de-Beaupré. De 1664 à 1688, François de Laval, premier évêque de Nouvelle-France, rachète le tout avec sa fortune personnelle et paiera 10 680 livres tournois2.

Somme colossale

« À titre d’exemple, un artisan qualifié gagnait à peine 250 ou 300 livres par an », explique l’historien Benoît Grenier, professeur à l’Université de Sherbrooke et expert du monde seigneurial au Québec. C’est lui qui a interviewé le chanoine Roberge il y a sept ans. « [C’était] une somme colossale qui peut néanmoins sembler peu pour un si grand territoire. C’est qu’il faut aussi penser que la terre “en bois debout” n’avait que peu de valeur dans les débuts de la Nouvelle-France. La terre ne prenait sa valeur que par les travaux agricoles qui y étaient faits », souligne-t-il.

ILLUSTRATION FOURNIE PAR BANQ

Portrait de François de Laval de Montmorency, 
réalisé par John Henry Walker, en 1874

À sa mort, François de Laval lègue ses biens au Séminaire. Le bois permet de chauffer ses bâtiments, et les fermes de nourrir ses pensionnaires. « Il a fondé le Séminaire et voulait assurer sa survie et sa pérennité », explique M. Grenier.

Le territoire demeure presque intact jusqu’en 1854, alors que l’Acte pour l’abolition des droits et devoirs féodaux dans le Bas-Canada est adopté. Même si le régime seigneurial prend fin, le Séminaire devient le propriétaire de tous les territoires non développés de son domaine.

Contrairement aux seigneuries au sud, la topographie de la région a limité la mise en valeur agricole en raison des sols pauvres, souvent situés à des altitudes supérieures à 180 m, fait remarquer le géographe Marc Saint-Hilaire, professeur à l’Université Laval. Le séminaire conserve donc une bonne partie du territoire, et continuera à percevoir le cens auprès des résidants de Beaupré jusqu’en 1940, où l’impôt féodal disparaîtra pour de bon.

La géographie rugueuse de la Seigneurie fait aujourd’hui sa richesse : les montagnes sont un excellent « gisement de vent », et la forêt y abonde. En 2014, ses revenus se divisent ainsi : 15 % en provenance des clubs privés, 50 % par l’industrie forestière et 35 % en redevances éoliennes, a indiqué le régisseur au service forestier du Séminaire de Québec, Jacques Laliberté, au blogue spécialisé La Forêt à cœur.

Toujours en 2015, le chanoine Roberge souligne que la Seigneurie était « une des principales sources de revenus » du Séminaire. Et la multiplication d’éoliennes sur le territoire enrichira davantage l’institution catholique.

La Seigneurie, c’est un patrimoine matériel excessivement important dont le Séminaire ne se départirait pas. J’ai eu des approches informelles, que je n’ai même pas analysées, d’hommes d’affaires qui voulaient servir d’intermédiaires pour transiger la Seigneurie. C’est le dernier des biens dont le Séminaire devrait songer à se départir. On veille sur l’héritage de François de Laval.

Le chanoine Roberge, en 2015

Merveilles naturelles privées

De nombreux amateurs de plein air se demandent s’il est normal qu’un aussi grand territoire soit privé, et ses merveilles naturelles interdites d’accès au public. Peu de gens ont la chance de voir l’étroite vallée de la rivière Sainte-Anne, entourée de sommets dépassant les 1000 m d’altitude, ou de profiter de ses rapides.

PHOTO FOURNIE PAR BANQ

La rivière Sainte-Anne, photographiée vers 1900

« On pourrait dire que c’est un gros cadeau que l’État leur a fait. Mais les seigneurs ont plaidé que c’était leur propriété. Il aurait pu être légitime qu’on en fasse des terres de la Couronne, mais le législateur a fait un autre choix. Le Séminaire en a fait une gestion rigoureuse, puisqu’il s’agit d’une communauté qui réfléchit en siècles. Ça n’a pas desservi ces terres », note l’historien Grenier.

Ce n’est pas le seul exemple de seigneurie qui a perduré après l’abolition de 1854. L’île d’Anticosti a été vendue à de nombreuses reprises. Elle a été achetée par le chocolatier français Henri Menier à la fin du XIXsiècle, puis elle se retrouvera entre les mains d’une papetière, la Wayagamack Pulp and Paper Company. Le gouvernement de Robert Bourassa rachètera l’île en 1974.

Récemment, le gouvernement Legault a confié à la SEPAQ la gestion de la Seigneurie de la Rivière-de-la-Madeleine, qui contient « l’une des plus belles rivières à saumons de la Gaspésie ». Elle avait été rachetée à la papetière Domtar en 2009. « Une page d’histoire se tourne, mettant fin à 342 ans d’inaccessibilité à ce territoire », s’était alors réjoui le maire de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, Joël Côté.

1. Regardez un extrait de l’entretien dans la vidéo « L’exemple de la seigneurie de Beaupré »
2. Lisez « Le régime seigneurial au Québec : fragments d’histoire et de mémoire »

D’autres projets sur la ligne de départ

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

Selon toute vraisemblance, l’éolien québécois aura le vent en poupe dans les prochaines années.

Il n’y a pas que Boralex qui se prépare au renouveau éolien au Québec. Innergex flaire aussi la bonne affaire, et l’Alliance de l’Est veut avoir sa part du gâteau.

Innergex également sur le fil de départ

« L’éolien, dans les prochaines années, va fort probablement être l’énergie la moins chère. Et on est encouragés, parce qu’on a connu une disette au cours des sept ou huit dernières années, alors on voit maintenant un avenir plus intéressant, un contexte de développement », indique en entrevue le PDG d’Innergex, Michel Letellier.

Contrairement à Boralex, Innergex n’a pas d’entente avec un grand propriétaire privé. L’entreprise se concentre sur les terres publiques, et veut faire des partenariats avec des communautés.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Michel Letellier, PDG d’Innergex

On n’a pas d’exclusivité, alors on fait beaucoup d’investigation des vents. On a beaucoup de données de vent sur la Côte-Nord, en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent.

Michel Letellier, PDG d’Innergex

L’émergence de projets éoliens sur la Côte-Nord est toutefois plus compliquée en raison des coûts de branchement au réseau électrique d’Hydro-Québec, précise M. Letellier.

L’homme d’affaires aimerait qu’Hydro-Québec offre une stabilité à l’industrie en faisant des appels d’offres chaque année. Cette prévisibilité permettrait d’attirer plus facilement des turbiniers au Québec, par exemple. Boralex est du même avis. « Ça prendrait une vision sur les quatre ou cinq prochaines années, pour que les équipementiers viennent s’installer, et qu’ils sous-traitent », souligne son PDG, Patrick Decostre.

Invenergy, une autre importante entreprise dans le secteur, affirme qu’elle continue d’« avancer le développement éolien au Québec ». La Caisse de dépôt pourrait aussi profiter de la manne puisqu’elle est actionnaire de Boralex, d’Innergex et d’Invenergy en plus de posséder 80,9 % de Trencap, la société qui contrôle Énergir.

La FQM demande 50 % du communautaire

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) exige que le gouvernement Legault force les projets éoliens à avoir une participation communautaire de 50 %.

On s’attend à ce que tout nouveau projet ait une participation des communautés de 50 %.

Jonathan Lapierre, maire des Îles-de-la-Madeleine et premier vice-président de la FQM

Sa municipalité, qui a un budget de près de 29 millions, reçoit des redevances éoliennes de 900 000 $ par année. Si les communautés sont partenaires, l’État s’assure de « l’adhésion citoyenne et de l’acceptabilité sociale », dit-il. Les projets qui ne réunissent pas ce critère, comme celui de Boralex, devraient être disqualifiés, à son avis.

La FQM souhaite que le modèle de l’Alliance de l’Est, une entité formée des régies intermunicipales de l’énergie du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, « s’exporte ailleurs au Québec ». « On veut que d’autres régions se regroupent et se donnent une force, et on veut les accompagner », dit-il.

Un mégaprojet pour l’Alliance de l’Est

L’Alliance de l’Est veut justement avoir sa part du gâteau. Elle a proposé en 2021 un projet de 1200 MW d’énergie éolienne destiné aux territoires de l’Alliance, et élargi aux MRC de Montmagny et de L’Islet. Il serait réalisé « en partenariat égalitaire avec les promoteurs privés ». « La relance de la filière éolienne représente l’outil régional ayant le plus grand levier pour notre économie », écrivent-ils.

À Charlevoix, on aimerait également des retombées au projet de Boralex. Le maire de Baie-Saint-Paul s’y intéresse.

C’est très embryonnaire pour l’instant, mais en fin de compte, l’éolien, le critère qui doit être au rendez-vous, c’est l’acceptabilité sociale.

Michaël Pilote, maire de Baie-Saint-Paul

« Il faut que le milieu soit en faveur. Si la communauté en bénéficie, ça aide », dit Michaël Pilote. Il souligne d’ailleurs que cette année, la MRC a attribué à sa ville une somme de 1 million de dollars pour refaire l’aréna municipal. La somme provient des redevances d’un parc éolien plus ancien.