(Montréal) La Coalition pour la dignité des aînés (CDA) réitère son invitation au gouvernement de tenir des états généraux sur les conditions de vie des personnes aînées, à la suite du rapport de la commissaire à la santé et au bien-être.

Publié le 22 janvier
Frédéric Lacroix-Couture La Presse Canadienne

Le regroupement de six associations nationales appelle à consulter ceux et celles qui sont directement touchés par les soins et les services pour connaître leurs besoins et leurs attentes.

Reprochant aux différents ministères de travailler en silo, le porte-parole du CDA demande aux fonctionnaires une meilleure concertation et de « regarder à l’extérieur de la boîte ».

« Il faut aller parler aux différents groupes qui représentent les aînés et aux aînés eux-mêmes. […] Il faut avoir l’opinion la plus large possible de la part de tous les intervenants. Si on fait cela seulement au niveau le plus élevé, on n’aura jamais le son de cloche des gens à la base », soutient Pierre Lynch, aussi président de l’Association québécoise de la défense des droits des personnes retraitées et préretraitées.

Dans son rapport dévoilé mercredi dernier, la commissaire Joanne Castonguay a indiqué que durant la première vague de la pandémie les décisions pour les personnes âgées étaient prises « sans suffisamment les consulter ».

Elle a même qualifié de « parternaliste » l’attitude de Québec envers les aînés, une opinion que partage M. Lynch.

« Il faut cesser de voir les aînés comme un fardeau fiscal, mais les regarder comme une richesse », affirme-t-il. M. Lynch souligne que les aînés représentent 20 % de la population et une force économique pour le Québec.

« Si les aînés n’étaient pas là, il n’y aura pratiquement pas de bénévolat et il y a plusieurs services qui ne se donneraient pas », fait-il valoir.

Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.