En cette journée de tempête et en pleine pandémie alors que les activités sont limitées, petit rappel de l’Hôpital de Montréal pour enfants : vive la luge et le toboggan, mais pas n’importe où.

Mis à jour le 17 janvier
Louise Leduc
Louise Leduc La Presse

Pour un deuxième hiver pandémique, le Centre de traumatologie de l’Hôpital de Montréal pour enfants rapporte un nombre élevé d’enfants et d’adolescents qui se blessent en pratiquant ces activités. « Le Centre de traumatologie a traité plus de 50 enfants depuis la mi-décembre et bon nombre souffraient de blessures graves », peut-on lire dans le communiqué.

Les accidents les plus fréquents cette année se produisent lorsque l’enfant ou l’adolescent frappe un objet solide en glissant, tels qu’un poteau, un banc, une botte de foin gelée ou d’autres obstacles. « Toutes les pentes ne sont pas destinées à la pratique de la luge ou du toboggan », rappelle l’Hôpital.

« En raison des options limitées en matière d’activité physique, la luge et le toboggan sont devenus plus populaires, mais malheureusement, nous constatons une augmentation significative du nombre de blessures traumatiques par rapport aux années précédentes », déclare Debbie Friedman, directrice de la traumatologie à l’HME. Elle ajoute qu’il est important de regarder la pente dans son ensemble, car toutes les pentes ne sont pas forcément sécuritaires.

L’hôpital note que de nombreuses municipalités ont réagi rapidement et pris des mesures efficaces pour améliorer la sécurité de leurs pentes.

Avant la pandémie, l’Hôpital de Montréal pour enfant voyait en moyenne une vingtaine de cas par hiver. Cette année, 67 % des blessés ont été victimes d’un choc ou d’une collision avec un objet dur comme un mur, une clôture, un arbre, une table, une roche ou un poteau ; 22 % sont tombés de leur toboggan et 11 % sont entrés en collision ou ont été frappés par une autre personne.

En tout, 82 % ont déclaré ne pas porter de casque et 40 % des blessés ont moins de 6 ans.

Selon la Dre Laurie Plotnick, directrice médicale, et Kelly Cummins, infirmière responsable du service des urgences de l’HME, les enfants et les adolescents traités ont subi des traumatismes crâniens, des fractures à différents endroits, des blessures abdominales et pelviennes, des lacérations oculaires et des traumatismes dentaires.

L’Hôpital rappelle de ne jamais pratiquer la luge dans la rue, de toujours vérifier l’état de la pente, d’éviter les conditions glacées. « Le port d’un casque (type ski ou hockey) est fortement recommandé. Les chocs à grande vitesse peuvent entraîner des lésions graves et traumatiques. »

Les traîneaux et toboggans plus traditionnels, qui permettent un meilleur contrôle, doivent être privilégiés et les jeunes enfants doivent toujours être surveillés.

Les médecins disent aussi qu’il faut toujours s’asseoir face à la pente et ne jamais se tenir debout ou la tête en premier.

Si les enfants perdent le contrôle, il faut rouler sur le côté et ne pas essayer d’arrêter le toboggan ou la luge avec les mains ou les pieds.

Aussi, dit l’Hôpital, « faites de la luge en plein jour. De nombreuses blessures surviennent en fin d’après-midi ou en début de soirée », après l’école, manifestement.

Si ces recommandations peuvent paraître exagérées pour certains - la luge faisant partie intégrante de la culture québécoise -, rappelons que le port de la ceinture en voiture et du casque en ski, qui paraissait futile au départ, est maintenant entré dans les mœurs.

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