Le Conseil de presse du Québec a rejeté une plainte et rejeté en partie une seconde en lien avec deux articles de La Presse, indique-t-on dans une récente série de décisions publiées cette semaine.

Publié le 5 déc. 2021
Mayssa Ferah
Mayssa Ferah La Presse

La première décision concerne la chronique « Ça va faire », publiée le 10 juillet 2020. Marie-Claude Lortie, alors chroniqueuse à La Presse, critique l’intention du gouvernement du Québec de rendre les propriétaires de bars responsables de tenir un registre des clients qui fréquentent leur établissement pour faciliter l’identification des contacts par la Santé publique, en cas de contamination à la COVID-19. Dans une plainte soumise, on lui reprochait des manques de rigueur de raisonnement.

Selon le Conseil de presse, qui a rejeté ce grief, l’ex-chroniqueuse ne fait pas de lien abusif. « Elle expose plutôt les faits sur lesquels elle base son opinion, en plus de se servir de la grande latitude accordée aux journalistes d’opinion », indique-t-on par communiqué.

L’article « Nouvelles vidéos de l’arrestation mortelle à Atlanta » publié sur le site web de La Presse a également fait l’objet d’une plainte soumise en juin 2020. Notons qu’il s’agit d’une dépêche écrite en anglais par deux journalistes de l’Associated Press, traduite par La Presse Canadienne.

Le plaignant conteste l’emploi du terme « meurtre » comme traduction de « killing ». Le Conseil a rejeté les griefs de partialité et de sensationnalisme, mais a retenu le grief d’information inexacte. « En effet, le terme “meurtre” suppose la notion de tuer volontairement, ce qui ne peut être imputé au policier au moment où l’article a été rédigé. »

Au total, le Conseil de presse a publié huit nouvelles décisions par rapport à des plaintes qu’on lui avait soumises. Il a retenu quatre plaintes en tout ou en partie et en a rejeté quatre.